Des milliards de tapis de cheveux.

Dans un soucis de ne pas laisser ce blog s’endormir de trop, j’ai pris une grande décision, j’exhume d’anciens billets de mon ancien blog (peut être faut il y voir l’influence de « Six Feet Under », dont je vais vous critiquer la saison 1 sous peu (parce que c’est une tuerie, tout simplement, sans jeu de mot foireux)).

Quelque part sur une planète aride, malgré son âge et ses rhumatismes, Ostvan tisse l’oeuvre de sa vie, un tapi de cheveux, dont la vente à prix d’or servira à financer toute la vie de son fils et héritier, qui à son tour passera une existence toute entière à enchevêtrer les cheveux de ses épouses et de ses filles, pour créer un de ses fameux tapis, destiné à orner le palais des Etoiles, où vit l’Empereur.


Voici le point de départ de ce roman de Andreas Eschbach, son premier publié, et qui, pour un coup d’essai, a des airs de coups de maître.


Construit comme une juxtaposition de nouvelles où chaque histoire et chaque héros trouve son écho dans les textes précédents ou suivants, « Des Milliards de Tapis de Cheveux » se compose comme une trame de tisseur, le dernier chapitre offrant la vision de l’oeuvre complète. Analogie artisanale volontaire et fine, tant elle renvoit en permanence aux tapis dont il est partout question.
La forme sert donc admirablement le fond, offrant des dizaines de portraits, des centaines d’histoires qui amènent autant de nouvelles questions. Le livre lui même, ne s’attachant qu’aux tapis en cheveux, ouvre la porte à « d’autres histoires » révélant par bribes de nouveaux mystères, témoignant de la richesse et de la cohérence de l’univers élaboré par Eschbach.


On reste autant bluffé par le style, l’audace et l’inventivité (sans pour autant faire de réelles entorses aux archétypes de la SF, parfaitement respectés), que par le final, surprenant par sa démesure, et sa vanité.

A classer d’urgence parmi les classiques, bien au chaud à côté de vos Frank Herbert…

Disponible chez l’Atalante mais également en livre de poche, chez J’ai Lu.

Note : ****

ps : notez mon inhabituelle concision. C’est parce que je suis tout simplement bluffée :p

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