A la Croisée des Mondes : La Boussole d’Or (qui a perdu son cap…)

Les adaptations de Noël, çà devrait être interdit par la loi. Les adaptations New Line aussi, et ce de façon générale.
Sans rire.
Il faut croire que cette boite s’est spécialisée dans le scénariste blond mononeuronal. Incapable de comprendre un livre le mec, sauf si c’est son missel pour aller l’office le dimanche. Et encore…

Aller, fin du suspense, comme disaient Les Nuls, « A la Croisée des Mondes » est une merde. Je suis sans doute un peu dure, mais lorsque l’on considère le matériau de départ, l’envie de s’arracher des poignées de cheveux vient et ne quitte plus pendant toute la projection.

Visiblement, le cerveau supérieur chargé de transformer le premier tome de la trilogie de Philip Pullman en film a juste pigé qu’il lisait un truc d’action. Après, pffff, ben ouais, y’a de la Poussière, on sait pas bien ce que c’est, y’a des religieux, ils sont pas sympa, du coup ou va leur donner des sales têtes, genre celle de Christopher Lee (qui ne fait pas passer et dire deux mots. Salut Chris, comment tu vas depuis le temps ? ), et pi y’a madame Coulter, la bombasse, donc se sera Nicole Kidman, ouais, c’est classe çà, Nicole Kidman (Aaah, Nicole, Nicole… Besoin de payer tes triples injections de botox quotidiennes ? Nicole ne bouge plus du tout du haut du visage. C’est glaçant…), et puis il y a des daemons, ce sont de petits animaux, ils sont mignons, et des enfants qui jouent avec leurs daemons, çà ouais, et y’a Lyra….
Et bla et bla et bla…

Le tout pêle-mêle pendant deux heures emballées par un manchot incapable de faire passer la moindre émotion. Remarquez, le manchot, dans le Grand Nord, çà fait ton sur ton…

Si l’on ne pige rien de rien à l’univers de Philip Pullman, les scènes ont la fâcheuse tendance de s’enchaîner les unes aux autres le tout grâce à des retournements de situations capillotractés. Parfois même, on nous incère une ou deux scènes inutiles, histoire de rallonger la sauce dans l’action(les galipettes de lord Asriel et Stelmaria dans la neige, on s’en fout grave, et je ne parle même pas du combat entre ours polaires qui ne sert à rien de rien, même pas à être impressionnant ou joli, c’est dire…), mais pas dans l’explication. Dommage… Mais il est vrai que l’on regarde un film pour enfant, détail qui a son importance lorsque l’on sait que le livre ne s’adapte pas plus aux mioches que « Dune » de Franck Herbert.

Les personnages déboulent donc tous de façon incongrue, (tiens un gitan, oh une sorcière), le rapport humain/daemon n’a aucune force (et constitue donc une énorme faiblesse dans le scénario, d’autant que Pantalaimon n’est ici qu’un acteur secondaire et souffre d’un traitement par-dessus la jambe très malvenu. Du coup, au moment de l’intercision, la belette, on s’en fout), les enjeux autour de la Poussière et du Magisterium sont flous quand ils ne sont pas incompréhensibles.

Deux bonnes nouvelles, Dakota Blue Richard s’en tire vraiment bien, malgré un doublage français atroce, avec un jeu tout ce qu’il faut de tête à claque et une bouille pas commune dans le paysage cinématographique. Et Eva Green est toujours bien, en toute circonstance, même en jouant à cochon pendu sur ses câbles de sorcière. De toute façon, moi Eva, j’irais la voir même dans un film de Max Pecas alors…

Note : * (vous voulez voir du divertissement bête et qui s’assume ? Retapez vous la trilogie « Pirates des Caraïbes », au moins, vous y trouverez de la poésie…)

Voilà, le film de l’année, c’est « Beowulf« .

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