Ratatouille.

Sont chiants chez Pixar. Pénibles les mecs, incapables de produire un navet une fois de temps en temps. Nan c’est vrai quoi, sans blague. Dans leurs films, c’est comme dans le cochon, tout est bon.

Même si çà part d’une idée stupide, comme « Ratatouille » tenez. Je ne veux même pas savoir comment les messieurs Pixar ont fait pour sortir de leur soupière cette histoire de rat gastronome.
De toute façon, l’important n’est pas là. Enfin, pas vraiment. Ce qui compte c’est que la mayonnaise prenne.

Rémi, rat des champs devenu rat des villes malgré lui, se découvre, plus qu’une passion, un talent pour la grande cuisine. Les hasards de la vie le menant à Paris, le voici qui investit les cuisines d’un grand restaurant en perte de vitesse et sympathise avec un commis de cuisine incapable de battre des blancs en neige. A eux deux, ils vont tenter de relancer l’établissement et de séduire le terrible critique gastronomique, Monsieur Ego.

A base d’un personnage évoluant dans un milieu qui n’est pas le sien, « Ratatouille » balance, sans en avoir l’air, de sacrées claques dans la figure d’un spectateur pantois et émerveillé.
D’abord émerveillé parce que le niveau de l’animation dépasse tout ce que l’on avait pu voir jusqu’ici.
Pantois parce que réussir à aborder finement des thématiques aussi bateau que l’amitié, le dépassement de soi et la réussite envers et contre tout, relève de l’exploit. Mais de l’exploit du genre olympique voyez vous.

Parce que Rémi est un rat et qu’on le brocarde à cause de ce qu’il est, sa place n’est pas dans une cuisine, alors même que c’est devant les fourneaux qu’il excelle. Pourtant, comme tout être vivant ayant des passions et des ambitions dans la vie, on devrait le laisser s’exprimer à la hauteur de ce qu’il est, et non de ce qu’il parait.

De même, lorsque « Ratatouille » verse dans la caricature, il le fait dans la finesse. Monsieur Ego (le bien nommé) est un critique lugubre vivant dans un bureau en forme de cercueil et écrivant sur une machine à écrire ressemblant à s’y méprendre à une crâne. Alors forcement, c’est lui le méchant de l’histoire.
Lourdingue comme personnage ? Ecrit à la truelle ?
D’apparence oui, mais l’ensemble étant amené avec charme et poésie, l’étouffe-chrétien passe comme une lettre à la poste.

De film en film, la qualité de Pixar ne se dément jamais. Si l’animation a fait des progrès de géant depuis « Toy Story », la richesse du contenu et la qualité d’écriture sont des constantes de cette usine à rêves intelligents.

On en reprendrait bien une part d’ailleurs….

Note : ****

J’invite le lecteur souhaitant se distraire les oreilles à passer sur le blog suivant http://roupille.free.fr/blog/index.php/, premièrement parce que vous y trouverez un petit billet sur Ratatouille, deuxièmement parce que Cherry on Ze Cake on y écoute un extrait de la bande originale, et enfin parce qu’il s’agit du blog du grand architecte de l’espace où vous zonez en ce moment. Qu’est ce que vous faites encore ici vous ?

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