« Yipee ki Yay, pauvre con » : Die Hard 4.

D’entrée de jeu, je vous confesse un fait grave. Premièrement, je suis bizarre au point de passer mon été enfermée dans un blockhauss, et le pire, c’est que j’aime çà (aaah, l’épuré de l’architecture allemande…). Deuxièmement, je n’ai vu aucun des Die Hard précédents, et le pire c’est que je n’en ai même pas honte.

Bon, sauf que depuis que j’ai vu le numéro 4, ben limite, je le regrette. Pas d’avoir vu Die Hard 4, hein, de ne pas avoir vu les autres…

Il faut bien le dire, Die Hard 4 pour moi, c’est potentiellement le film qui fait peur :

Raison n°1 : un film d’action, non pas que je crache sur le genre, mais de façon générale, je m’en méfie, à fortiori si le réalisateur ne me dit rien.

Raison n°2 : Len Wiseman, c’est le type qui filme sa femme moulée dans du latex dégommant des loups garous à tour de bras dans Underworld (rien à voir avec les sous-marins…Comment çà, je fais une fixette ? ) 1, 2 et consort, machins sympatoches mais moyennement bien réalisés. Le gars, c’est un tacheron quoi…

Raison n°3 : en ces temps où les séries télé sont reines, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais c’est fou le nombre d’acteurs que l’on fait passer à coup de pompes dans le train du petit au grand écran, tout çà pour faire marcher la machine à dollars. Alors moi, hein, Seth Bullock (le shériff boy scoot qui a la tête près du bonnet de Dead Wood) dans le rôle du méchant, comme disait Han Solo : « çà ne me dit rien qui vaille ».

Et pourtant, comme le dit Charles Haznavour, que Die Hard 4 est chouette. Parce que Bruce Willis, tout vieux et moisi qu’il soit, assure encore le spectacle, parce qu’il est le maître incontesté de la réplique qui tue, balancée avec une petite moue railleuse (j’aurais du les noter, je vous jure).
Parce que finalement, sans casser la baraque, la réalisation tient la route et ses promesses en même temps (plein les mirettes et de la pétarade en veux tu en voilà).

Bon sinon, le scénario se contente de rester ultra basique. En même temps, on ne vient pas voir Die Hard 4 pour se prendre la tête sur des questionnements métaphysiques, pour çà, vous avez Malick.

Des cybers terroristes ont décidé, une fois n’est pas coutume, d’attaquer les Etats Unis. Ayant sous-traité leurs programmes avec des hackers ignorant de la véritable destination de leurs travaux, nos méchants et très vilains pirates s’employent, à la veille du lancement de leur opération, à éliminer physiquement leurs employés, afin de ne laisser aucune trace. L’un deux parvient à s’échapper et se retrouve protégé par John Mac Lane, toujours flic et toujours doué pour se retrouver au mauvais endroit au mauvais moment…

L’histoire, cousue de fils blancs, gêne un rien le spectateur aux entournures, la faute à des informations que les gentils ne sont pas cessés avoir sur les méchants, mais qu’ils ont quand même, à des raccourcis scénaristiques trop facile, une surexploitation des capacités de l’informatique qui devient un vrai deux ex machina….
Bref, çà coince souvent, mais finalement, grâce à Bruce, çà passe.

Bon, rendons aussi à César ce qui est à Bullock, et saluons le grand méchant de l’histoire, parce qu’un bon film d’action, c’est avant tout un bon méchant.
Mes peurs de voir un Mickey fronçant des sourcils pour effrayer le spectateur tout en prenant la pause genre « je suis beau là, hein ? », se sont envolées assez vite, grâce à la bonne composition de Timothy Olyphant dans un rôle aux antipodes de celui du toujours propre et toujours sous pression Seth Bullock de Dead Wood.
Déjà, parce que Mickey, il ne l’ai jamais (je découvre avec effarement qu’il gagne à être caché sous une moustache et un grand chapeau, très, très large), et parce que son côté reptilien, visage immobile et yeux qui crient « vous allez tous crever », suffit à convaincre assez vite qu’il fait vraiment hyper peur.

Au final, quoi donc ? Un bon film divertissant, parfait pour ce début d’automne (hein, quoi ? On est en été ? ), livré en plus, avec de vrais morceaux de geeks dedans.

Note : ***

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