Master 2 and commander.

Et voici le traditionnel post qui ne sert à rien.

Comme vous le saviez sans doute, ou pas, j’ai soutenu mon Master 2 cette semaine, plus précisement mercredi dernier à 10h du matin, et ce jusqu’à midi ou presque.
Deux heures un peu pénibles, parce que ce n’est jamais drôle une soutenance, sauf si vous êtes tellement doué que votre jury n’a rien à vous dire, tout esbaudi qu’il est par la profondeur de votre sapience et votre mirifique esprit de synthèse.

Je vous rassure tout de suite, çà n’a pas été mon cas.
Bon, en résumé, j’ai limité la casse, en récoltant un 15, ce qui est bien me direz vous, mais pas top en fait.
Bah oui, pour une raison que m’échappe un peu, il est de coutume en histoire de n’accepter en thèse que des gens ayant eu 16 minimum, et ce sans aucune autre considération que la note, la note, rien que la note et le cas échéant, la mention que vous avez obtenue à votre année (à moins de TB, vous passez pour un branquignole, il faut le savoir).

Alors moi, avec mon 15, et mes deux mentions Bien à mon M1 et mon M2, je me suis sentie un quart de seconde très mal, persuadée que j’étais que mon gentil jury venait de me couper dans mon élan, après m’avoir fait miroiter pendant une demi heure, la thèse.

En fait, à part un seul membre (mon directeur de M1), les autres n’avaient visiblement pas connaissance du coup de la note minimale, et croyaient avec des airs de ravis de crêche que çà suffirait.
Tout prêts qu’ils étaient même à me recommander à un prof d’une autre université.

Alors deux choses :

1-je suis ravie de voir que ces trois messieurs vont se démener pour me faire accéder à la thèse, c’est très gentil à eux, vraiment, moi qui croyais que j’aurais eu envie de les tuer après la soutenance, bah non, pas du tout.
En plus de çà, ils ont été vraiment très bien pendant ces deux heures, avec des critiques constructives et une façon d’amener les choses pas du tout blessante, comme c’est malheureusement parfois le cas.
Donc, en résumé, je suis contente, même reconnaissante.

2-quitte à me faire partir dans une autre fac, voilà qu’ils m’ont choisi LA fac, et L’ECOLE doctorale top du top, le must, limite qu’à côté les facs parisiennes, çà ressemble à des repères de jeanfoutistes.
Et que le prof qu’ils cherchent à contacter c’est Môssieur le ponte, un type dont j’ai lu les bouquins avec la bave au lèvres (« trop foooooort !!! ») et dont le nom provoque stupeur et tremblements chez l’étudiant en archéo de base…
Alors moi, avec mes deux mentions Bien et mon 15 en bandoullière, sincèrement, je le sens mal… Très mal…

Un bilan en demie teinte donc, parce qu’en fin de compte, je ne suis sûre de rien, et surtout parce que suite à une discussion d’il y avait quelques mois avec mon directeur de M1, j’étais partie pour m’inscrire en thèse à Aix en Provence.
Ahah, morte de rire, finalement, çà sera plutôt Tours.
Sur le coup j’ai cru que c’était une mauvaise blague, mais non…
Ben quoi, vous ne feriez pas la trogne vous, si on vous envoyait au beau milieu des terres ? Hein ? Moi oui…
De toute façon, je ne suis pas en positon de faire la fine bouche et si ce prof, tout mal placé géographique qu’il soit dit « oui, on la prend, elle et son sujet« , je n’ai pas le choix, je fonce.
Je peux bien faire un sacrifice pour ma thèse, quand même…

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