« Vous êtes analogiques dans un monde numérique » : Ocean’s 13.

Dans la vie, on devrait toujours faire comme les gens qui laisser s’affiner le fromage et mûrir le vin : attendre.

Deux jours après m’être enfermée dans une salle avec Brad Pitt et George Clooney, il se trouve que mon opinion s’est plus que légèrement modifiée. Pas sur Brad Pitt, hein. C’est toujours un dieu.
Non, sur le film.

Parce que un des membres de club Ocean’s Quarante douze s’est fait arnaqué puis infarctucisé par un vilain patron de casino, la bande à Danny décide de couler l’affaire du dit méchant en suçant jusqu’à la moelle les recettes de sa soirée d’inauguration.
Pendant ce temps là, Brad Pitt est beau. George aussi, mais Brad plus.

Après que l’effet de la débauche de beaux décors, belles images, beaux mecs, tranches de rigolade soit passé, force est de constater que rien de bien exaltant ne reste. Le scénario n’est en aucun cas aussi brillant que celui du premier, quant aux situations, arnaques et autres reversements, ils n’arrivent pas à cheville du second, déjà inférieur en celà à Ocean’s 11. Par contre Brad est encore plus magnifique dans celui là…

Mais, encore plus grave, si l’écriture est médiocre, les ficelles de l’intrigue sont grosses comme des amarres, le moindre retournement est capillotracté, et toutes les cinq minutes, on ne peut s’empêcher de se demander, d’une, d’où ce nouveau machin qui sauve la mise de toute le monde peut il bien sortir, de deux, comment fait dont Brad Pitt pour être aussi élégant.

Bref, beaucoup de clinquant, conformément à la franchise établie dès le premier épisode, mais jamais ne ressort l’enthousiasme et le panache de celui ci. Les personnages piétinent, les rôles féminins s’évanouissent, les répliques font toujours mouche, mais le cabotinage ne suffit pas à combler le vide. En fait, çà, c’est Brad Pitt qui s’en charge en faisant oublier le film, le scénario, et même George Clooney.

Sans doute beaucoup de bruit pour rien, pour Steven Soderberg, qui file décidément un bien mauvais coton après un début de carrière épatant. En gros, on ne devrait pas vieillir, sauf si on s’appelle Brad Pitt. Qui est super beau, je vous l’ai dis ou pas ?

Euh et sinon, au cinéma, what else ?

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