The Fountain.

Alors que son épouse Izzie meurt à petit feu d’une tumeur au cerveau, Tommy se perd dans ses recherches et expérimentations sur les animaux pour tenter de la sauver. Pendant ce temps, sa femme écrit un roman, « The Foutain » où elle conte la quête d’un conquistador dela reine Isabelle de Castille au XVIème siècle, vers l’arbre de vie. Dans un futur lointain, Tommy cherche encore et toujours des réponses à ses questions en flottant dans une bulle qui dérive dans l’espace…

Non, je n’ai pas abusé pendant le réveillon au point de délirer à plein régime sur le résumé de ce film. Darren Aronofsky en revanche, oui.

Cela dit, si délire il y a, un n’est qu’apparent, et surtout totalement éphémère, tant la puissance, la maturité et la clarté de « The Fountain » écrasent tout sur leur passage, y compris les quelques doutes carressés à la vue d’un Hugh Jackman chauve en train de méditer en position du lotus dans une bulle spatiale voguant vers une nébuleuse.

Pourtant, quoi de plus casse gueule que les thèmes de l’amour et de la mort, sujets à fort potentiel niaiseux et tire larme ? Voilà justement autant d’écueil que Aronofsky évite avec un talent aussi rare que précieux, en s’appuyant avec confiance sur ses deux interprètes, Hugh Jackman et Rachel Weisz, cadrés à hauteur de regard, totalement investis par leurs personnages et parfaits de bout en bout. Facile, celà dit, de faire confiance face à un scénario si bien écrit que les bizarreries de la narration deviennent au final de nécessaires miroirs donnant aux personnages les clés de l’histoire.
Facilement comparé à « 2001, Odyssée de l’espace » de Kubrick, « The Fountain » se rapproche pourtant plus aisement du « Nouveau Monde » de Malick, peut être même encore davantage de « La Ligne Rouge » de part le thème abordé et le message final. Avec une forme bien moi allégorique et plus directe, Aronofsky disserte sans en avoir l’air de l’acceptation de la mort et de sa nature profonde, risquant le tout pour le tout à avancer une réponse audacieuse mais logique et rassurante.

L’emploi habile des deux personnages centraux et leurs cheminements respectifs est une force incontestable du scénario. Si Izzie accepte et se prépare à partir sereinement, Tom lutte et refuse, se rendant ainsi incapable de comprendre son épouse, laquelle ne trouve d’autre moyen pour s’exprimer que d’écrire son livre, exortant son mari à y ajouter le final libérateur.

Visuellement époustouflant, d’une profondeur et d’une richesse rares, « The Fountain » est sans doute un des plus grands films de cette année 2006, ce qui n’est pas peu dire vue la richesse de ce millésime. Tout simplement magistral.

Note : ****

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