Spéciale « La Compagnie Noire » : Les Chroniques du Sud.

Semaine un peu chargée qui aura perturbé mon calendrier. Milles excuses pour la non publication de billets, je vais tenter ici et maintenant de me rattraper.

Ce qui nous occupera pour le moment, ce sont les Chroniques du Sud, second cycle de la saga de la « Compagnie Noire ».

Mais tout d’adord, un petit mot d’un tome indépendant : « La Pointe d’Argent ».

Ils sont restés dans le Nord, brisant leur serment à la Compagnie, tandis que le nouveau capitaine a pris la route du sud avec les six frères demeurés fidèles à l’étendart de la Compagnie Noire. Ils, se sont les membres de la garde rapprochée de la Rose Blanche, désormais réduite à l’état de simple chef de guerre. L’avenir semblerait presque serein pour eux si un groupe de gredins de la cité d’Aviron, près des tumulus, n’avait décidé de s’emparer de la Pointe d’Argent, relique dans laquelle est scellée l’âme du Dominateur.

« La Pointe d’Argent » est un petit point qui s’impose avant de suivre les pérégrinations du reste de la bande dans le sud. A la plume, Casier, annaliste malgré lui.

Les Chroniques du Sud.

« Jeux d’Ombres » :

Grandement diminuée et nantie d’un nouveau capitaine en la personne de Toubib, la Compagnie Noire retourne vers le sud, en quête de ses origines. En chemin le soldats recrutent de nouveaux frères, mais découvrent aussi des traces du passage de leurs aïeux, qui ont marqué du sceau de l’horreur cette région du monde. Tandis que Toubib se remue les méninges pour tenter de comprendre, ils atteignent la cité de Taglios, aux prises avec les puissants Maîtres d’Ombres.

Nouveau départ pour la Compagnie Noire qui renouvelle très largement ses effectifs et plonge dans son passé. La découverte de la civilisation taglienne, véritable imbroglio politico-religieux donne le tournis, par sa richesse,et son côté dépaysant.

« Rêves d’Acier » :

Après le désastre de Dejagore, Madame se voit contrainte de remettre debout ce qui reste de la Compagnie toute seule. Coupée des autres frères assiégés dans la cité, sans preuve de vie de Toubib, elle se proclame capitaine et enrôle de nombreux locaux dans son armée personnelle, afin d’assouvir son envie de vengeance. Avec son fidèle lieutenant, Narayan Singh, elle gagne peu à peu en puissance, tandis que dans ses rêves, une mystérieuse entité vient lui rendre visite.

Pendant ce temps, un médecin se voit contraint de soigner un bien étrange patiente….

Voici le livre de Madame, annaliste pour la circonstance. Claire, précise, concise, mais totalement dénuée d’humour, Madame livre sa vision des choses en même temps qu’elle semble s’ouvrir à un lecteur qui ne peut que la voir comme une énigme depuis quelques temps déjà. Elle introduit aussi, bien malgré elle, le personnage de Kina et de ses Fêlons. Les Chroniques du Sud prennent sous la plume et l’impulsion de Madame un tour pour le moins inattendu.

« Saisons Funestes » :

Nous retrouvons la Compagnie, quelques années après le siège de Dejagore, où l’annaliste Murgen semble bien être resté bloqué. Sautant allégrement du passé au présent, il refait le film de l’horreur de ce siège sanglant. La Compagnie persiste quand à elle dans sa lutte contre les Maître d’Ombre, à ceci près que désormais, les Fêlons de Kina viennent constamment jouer les troubles fête. Madame et Toubib reminent leur vengeance et un vieil ennemi de la Compagnie s’amuse à leur mettre des bâtons dans les roues.

Difficile à suivre, ce livre se place à cheval entre les Chroniques du sud et les Livres de la Pierre Scintillante. Les constants sauts dans le temps n’aident pas à la compréhension globale mais cela vaut la peine de s’accrocher pour tenter de déméler l’écheveau des pensées de Murgen, annaliste auréolé de la palme du plus chiant du cycle. Mais l’indispensable entrée en scène des Nyueng Bao fait de ces annales un passage obligé vers la plaine scintillante.

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