15 juin 2016

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This, madame, is un épisode de transition !

Comme tout le monde se prépare pour le Bastard Bowl et qu'il reste tout de même 2 épisodes à patienter, autant qu'il s'y passe deux trois bricoles histoire de préparer les trucs qui ne manqueront pas de se produire la saison prochaine. Car comme chacun le sait, "Game of Thrones" c'est 10 épisodes par saison dont 2 de récap, 4 de progression, deux de transition, un épisode 9 où il se passe des trucs, et un épisode 10 de conclusion. Donc les gens, pour la plus grosse partie des intrigues la saison sera terminée à partir de l'épisode 8. Deal with it.

Il serait mal venu de bouder notre plaisir cependant car la qualité est au rendez-vous, moi un peu moins par contre, du coup, je vais publier ceci à quasi 15 jours de décalage. Et le billet du 8 dans la foulée parce que... ben parce que, voilà !
Qu'avions nous à nous mettre sous la dent cette semaine ? Plein de choses, à commencer par trois come back, TROIS ! Un nouveau personnage comme "Game of Thrones" sait si bien les faire à savoir classe à pas très cher, mais efficace, et la poursuite d'une conclusion d'arc qui s'avère bien moins foireuse que l'arc en question.
Définitivement, la série a trouvé son ton et son rythme.




Suddenly Sandor.

CRRRRRRSSSSHHHHHhhhhhhh MMMMAAAAAaaaaaaaaa !!!! Logo d’HBO, prise de souffle et « Gnagnagnagnagnagna » chantons tous en chœur le générique de « Game of Th… »

Beg your pardon, what’s the fucking fuck ? Qu’est-ce à dire que ceci ? Arthour, pas changer assiette pour fromage ? Un truc avant le générique ?
C’est pas banal…
Voyons voir ce que D&D nous ont concocté cette sem…

IS THAT ENCORE UNE CONFIRMATION DE THEORIE ???

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Certes, comme d’attentifs lecteurs me l’on fait remarqué la semaine dernière, l’identité de Mains Froides n’était pas une révélation par rapport aux livres puisque ces derniers ET GRR Martin, ce qui pèse assez lourd dans la balance, no offence, George, ont statué sur le sort du justicier mi-mort mi-vivant, et ce dernier n’est donc pas Benjen Stark. Mais au regard de la popularité de la théorie, le fait de lui donner le rôle de Mains Froides était a minima du fan service. Et pas du désagréable en plus.
Les livres jetaient le trouble sur ce personnage originellement croisé par Brienne et Pod dans la grande et glorieuse quête de lady Sansa. Etait-il le Limier ? Ne l’était-il PADUTOU ? La série répond donc à cette question.

Sandor Clegane vient donc ouvrir cet épisode dans un prégénérique rempli de pastoralité, de ruralisme, de bref…. De contemplation dans de bucoliques paysages, quand bien même le paysage en question commence à être acculé puisque c’est ici que Ned exécuta le déserteur de la Garde de Nuit, là que Jaime décida de repartir chercher Brienne et dans le secteur que Daenerys atterrit avec Drogon.

Si nous n’étions pas dans « Game of Thrones » ou des choses horribles arrivent sans cesse à des gens bien et /ou normaux, on y croirait presque à cette utopie légèrement décalée.
Une petite communauté s’est rassemblée autour de la personne de Bob le Bricoleur, septon de son état et néo converti.
Ce personnage vient renforcer un des thèmes de cette saison, la foi, en nous racontant l’histoire de son retour vers les dieux.
Bob est un bâtisseur. Un terme qui n’est pas vain dans un monde où tout se casse lentement mais sûrement la figure, où tout semble vouer tôt ou tard à la destruction. Lui offre quelque chose de différent. Il bâtit quelque chose des ruines de ce monde, rassemblant autour de lui des âmes perdues.

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Et parmi toutes les âmes perdues de Westeros, il fallait forcément qu’il tombe sur le Limier. Sans doute ramené à la vie par les pouvoirs de Kahèfcé, the lord of chicken, Sandor Clegane enrichi un peu plus la liste des come back de la saison, attention les gens, on est à ça de retrouver Ned Stark.

Mais revenons deux secondes aux âmes perdues et à ce qu’elles sont en train de faire. Je ne sais pas si c’est purement subjectif mais dans les premières secondes de cette scène foutrement champêtre, j’ai un un long moment de flottement. Mine de rien, l’absence de générique n’y est sans doute pas étrangère car depuis que le monde est monde, donc depuis 5-6 ans au bas mot, tous les épisodes de « Game of Thrones » s’ouvrent directement sur le générique, sauf un season premiere sur deux. Se retrouver sans la carte animée est donc un facteur de perturbation suffisant pour laisser le spectateur dans un état de confusion et d’attention. Parce que si D&D décident de se passer de générique, ce n’est pas pour rien. C’est entre autre pour renforcer cette impression d’anormalité que revêt la scène. Car dans ses premiers instants, elle nous donne à voir des forgerons occupés à travailler le métal. Puis, d’autres ouvriers travaillant le bois. A mesure que la scène progressait, je comprenais que tous ces gens n’étaient pas en train de préparer une guerre ou un siège, mais bel et bien de construire quelque chose. L’entrée en scène de Bob le Bricoleur s’est avérée tout aussi perturbante tant l’homme dégouline de bienveillance.

En résumé : des bâtisseurs, occupés à construire un septuaire, respectueux les uns des autres, heureux, tolérants, et surtout en paix, dans un écrin de nature apaisé et accueillant.

Même « La Petite Maison dans la Prairie » n’est pas aussi h4rd c0r3 questions pastorale.

Attendez, on va faire un test :




C’est magique. Ça marche du feu de Dieu cette affaire.

Mais au sein de cette communauté paisible, le premier facteur d’anormalité fait son entrée.



Le fait que le Limier porte seul son fardeau à la différence des autres hommes qui s’y prennent à 18 pour un demi-rondin n’est pas uniquement destiné à souligner sa force. Elle permet de le singulariser dans l’assemblée. Bob ne se privera d’ailleurs pas quelques temps plus tard pour lui faire remarquer n’avoir jamais vu personne couper le bois comme lui. Toujours, il se place loin du reste du groupe et lorsqu’il se joint à eux, sa haute silhouette se détache nettement du reste de l’assemblée. Le Limier n’appartient pas à ce groupe, ni au commun des mortels.
Comme le dit Bob, il aurait dû succomber à ses blessures, et sa survie tient du miracle. Est-ce un hasard qu’il ait été ramassé par un septon et qu’il soit « revenu à la vie » à son contact ? Une fois encore, la série nous offre une résurrection qui ne semble pas totalement être fortuite.

Sandor Clegane est revenu pour une raison qu’il reste encore à découvrir.

Mais pendant que l’on s’interroge sur le sens de la vie du Limier (« 42 »), voici que déboule au milieu d’un sermon de Bob le Bricoleur, trois cavaliers de la Confrérie sans Bannière qui n’en ont rien qu’après les …. Femmes ? Les réserves de Benco ? Le démontage du septuaire qui insulte leur foi ? Bref, c’est n’est pas hyper clair question motivation. N’empêche, la dernière fois que l’on a vu des gens de la Confrérie, leur slogan était « Save the Country Side »

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La faute à pas de chance, la communauté hippie est tombée sur les pommes pourries dans le panier du prêtre rouge. Mais vraiment super pourries les pommes.
Avant que Sandor n’ait eu le temps de dire « chicken », Bob le Bricoleur termine sa carrière à la poutre de son septuaire, ô douce ironie.

Limier, qui a-t-il de mieux dans la vie ?


Je reviendrai davantage sur le cas Arya dans le prochain billet, mais je préfère poser ici l'amorce d'un parallèle entre sa trajectoire et celle de Sandor Clegane. En fait, pour être honnête, il n'y a pas de parallèle à faire entre eux, puis qu'il serait certainement possible d'en faire avec la moitié des personnages de la série dont le destin est de s'accomplir. Jon, Arya, Sandor, partagent donc cette même histoire, consistant à être insatisfait de ce qu'ils sont, à mourrir, puis à renaîte en embrassant leur nature profonde, réconciliés avec eux-mêmes et riches de leurs expériences. Une anamorphose, que ça s’appelle. Un motif classique et vieux comme le monde de construction de personnage. Le Limier est en train d'en vivre une. Personnage profondément cynique (un terme dont l'étymologie s'applique si bien à un homme surnommé "Limier"...), Sandor Clegane a toujours jeté un regard honnête sur le monde qui l'entoure. Il est celui qui dans ce monde voit au-delà des apparences et des titres, directement dans les intentions et dans la nature profonde des hommes. Désabusé, il n'en a pour autant pas délaissé son humanité, puisqu'il a toujours tenté, maladroitement et dans la mesure de ses moyens d'être le protecteur qu'il a toujours aspiré à être. Assigné à la garde de Joffrey, il faisait son office sans affect, pour le simple respect des ordres. Mais n'ayant que mépris pour l'enfant tyran, c'est finalement vers une véritable âme en détresse, Sansa, qu'il se tourne, par pur altruisme. Un altruisme qu'il reportera par la suite sur Arya, même si leur relation était quelque peu tordue. Cependant, Sandor Clegane a toujours été un gardien, un peu brut de décoffrage, en attente, sans en avoir conscience, d'une quête dont les enjeux dépasseraient sa propre existence.

Laissé pour mort par Brienne et Arya, ressuscité, il se voit offrir une seconde chance mais aussi une mission, celle de venger la mort de Bob et des hippies. Il est désormais temps pour lui de devenir celui qu'il a toujours aspiré à être.

Chenonceau.

«-Dis, Jaime, tu crois qu’il y aura de la tarte tatin à Vivesaigues ?
-Tu vas arrêter avec ça ? C’est au moins ta troisième aujourd’hui !!!
-Mais c’est trop bon !
-Si tu continues tu ne rentreras plus dans ton armure.
-J’ai faim, j’ai faim, j’ai faim !!!
-LA FERME !
-N’empêche, j’ai quand même faim... »

Jaime a donc trouvé un gros sac plein d’or à offrir à son Bronn pour qu’il daigne le suivre dans cette aventure chevaleresque aux confins de la région Centre. Ça et le fait qu’il n’a visiblement pas trop réussi à tenir sa promesse d’un beau mariage avec une riche héritière.

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Notre vieux couple préféré est à nouveau réuni et c’est tout ce qui compte.

Jaime est donc à Chenonceau pour venir en aide aux Frey qui éprouvent quelques menues difficultés à prendre la forteresse citée plus haut, rapport à sa situation les pieds dans l’eau, le terrain inondable, les attaques de truites et le bombardement régulier de tartes tatins de la part des assiégés. On sent bien que toutes les excuses sont bonnes pour justifier le fail massif que constitue cette opération.

Jaime a eu mille fois raison de partir avec Bronn dans ses bagages. Outre le fait d’assurer ses arrières, il y a aussi le problème de la mauvaise compagnie locale. A ma droite et sous leurs petits chapeaux ridicules, les Frey qui ont tous l’air d’être tombés de leur lit.




Le rappel sur la douce et pléthorique maison Frey de la semaine dernière était nécessaire afin de faire se souvenir pour les deux du fond qui l’auraient oublié, ce dont Walder s’est rendu coupable il y a quelques saisons maintenant.
Non content d’avoir tué un roi, les Frey ont brisé les lois les plus élémentaires de l’hospitalité en massacrant des invités sous leur toit, après leur avoir juré protection devant les dieux. Autant dire que depuis les Noces Pourpres, les Frey passent pour de gros cons aux yeux de tous, y compris des Lannister.



Quand c’est le Régicide en personne qui te fiche en mandale et te rabroue comme un petit garçon, ça ne fait guère qu’entériner le fait que tu es tricard question respectabilité. Sur une échelle qui va de Mélisandre à Ramsay Bolton, tu te situes quelque part entre les deux.
Tu es une immonde petite raclure de pot de chambre.

Mais quelques instants plus tard, lors de la scène entre Jaime et Brynden Tully :

«-Immonde petite raclure de pot de chambre…
-Eeeeuuuh, espèce de sale… Anchois…
-Manchot scrofuleux.
-Anguille sous roche.
-Ok, on va arrêter, vous êtes tellement minable en insultes, ser Jaime, que c’est moi qui suis mal à l’aise.
-Vous m’en voyez soulagé.
-Qu’est-ce que vous voulez ?
-Je veux que vous abandonniez votre château, sans combat, que vous soyez gentil de bien vouloir le faire avant demain midi et après, sans vous commander, j’aimerais bien faire une visite guidée des lieux parce que tout de même, Vivesaigues est un des fleuron des Châteaux de la Ruffurque.
-Allez-vous faire mettre avec votre main en or.
-C’est fort peu urbain de votre part.
-Ecoute-moi bien, blondinet, j’ai le cul posé sur 5000 tonnes de pierre, le terrain est tellement mou que tu peux même pas essayer de m’asticoter la tourelle avec le moindre engin de siège, on a des pièges à saumon partout autour de la boutique et mon cuistot produit tellement de tartes tatins qu’on est obligé de balancer l’excédent à la gueule des Frey. De plus, je suis vieux, j’ai donc tout mon temps.
-Et si on menace de raser votre neveu de trop près ?
-Mon neveu ? J’ai pas de neveu…
-Ben si, le fils de votre frère !
-Ah oui c’est vrai. Bah écoutez, rasez-le, il m’a l’air d’en avoir bien besoin. »


Le visage de la lose

C’était pour le moins une efficace entrée en matière, permettant de remettre chaque protagoniste à la place qui est la sienne. Particulièrement de ceux que l’on avait plus vus depuis la saison 3, Brynden, Edmure et les Frey. Si ces derniers avaient déjà eu droit à une intro la semaine précédente, le Silure et son neveu (« Mais c’est qui ce mec à la fin ? J’ai pas de neveu !! ») avaient besoin d’une remise en place.

Brynden Tully et Edmure fonctionnent depuis le départ comme une paire.
L’une de leurs premières scènes étaient les funérailles de lord Hoster, durant lesquelles Edmure, son héritier, avait la lourde tâche d’allumer le bûcher situé sur une toute petite barque poussée très vite par le courant. Et en plus, il y avait plein de vent.



La lose du jeune homme, la classe impeccable de son oncle, tout est écrit dans cette scène pour caractériser très vite deux personnages que la série n’aura pas le temps de développer mais qui sont essentiels pour la suite de l’histoire.

Dans les scènes du siège de Vivesaigues, nous avons exactement la même idée. Le Silure apparait inébranlable, fier et droit, tandis qu’Edmure est pathétique, faible, sans volonté. L’un porte fièrement sa célèbre armure Tully, l’autre se traine dans la collection automne hiver de chez Toile de Jute.
Tout les oppose à nouveau ici, ce qui permet de remettre rapidement nos pendules à l’heure de ces deux personnages qui n’ont jamais été autrement écrits qu’en opposition l’un à l’autre.

C’est une astuce très habile, qui permet d’aller à l’essentiel lorsque l’on sait qu’il ne s’agit que de personnages secondaires appelés à figurer dans quelques épisodes d’une saison avant de disparaitre plusieurs années.

Port Réal.

Pas mal de petits moment sympathiques (ironie inside) cette semaine à Port Réal !
Ce moment où le Captain dit à Margaery qu’elle apprend vite, par exemple. Quoi, les versets du Livre de la Mère où son rôle de composition de sœur Sourire ?
High Sparrow est-il vraiment dupe de la reine ? C’est un maître manipulateur et je pense qu’il a bien cerné Margaery durant sa captivité. Il me semblerait improbable qu’il croit en son revirement. Raison pour laquelle il lui a d’ailleurs mis septa Terminator dans les pattes, on n’est jamais trop prudent. Notre bonne amie shameuse est clairement au Donjon Rouge pour espionner et s’assurer que Margaery reste aussi prisonnière chez elle qu’elle l’était avec lui.



Ce moment où High Sparrow nous révèle son sombre visage en exhortant une Margaery devenue abstinente parce que gavée par son endive d’époux trop pieuse, à faire son devoir conjugal parce que hein, oh, il va pas se mettre en route tout seul, le baby George local !

Hmm…
Outre la violence de ce discours (« écarte les cuisses et pense à l’Angleterre »), beeeeeh, je commence à me dire que mon histoire de la semaine dernière, vous savez, celle que j’ai planqué sous un spoiler, devient crédible.
« Game of Thrones » joue avec une multitude de personnages répartis dans des lieux variés. Depuis longtemps maintenant les showrunners ont pris l’habitude de les lier par des thèmes, des expériences, des situations similaires.
Or cette saison, la question de la conception forcée pour le bien commun s’est déjà posée ouvertement deux fois : avec Sansa quand elle disait à Littlefinger que tout ce qui importait à Ramsay était qu’elle puisse porter son héritier, et donc ici avec High Sparrow expliquant à Margaery que son unique devoir en tant que reine est d’enfanter le futur roi. Pour le moment, ça marche plutôt bien avec ma théorie de la semaine dernière, en termes de cohérence et d’annonce.
Vous pourrez rire de moi à la fin de la saison quand tout ceci s’avèrera totalement faux.



Sinon, outre l’objectification de Margaery dans ce charmant dialogue, on peut trouver aussi beaucoup de bon sens. Ahah. Ouais. Que le grand cric croque le Captain, mais actuellement, le pouvoir royal est fragile comme le chaton qui vient de naître. Nous avons eu une discussion les semaines passées dans les commentaires autour de la question « qui hériterait légitimement du Trône de Fer si Tommen venait à mourir ? ». De cette équation, il fait exclure de facto Daenerys puisque sa dynastie a perdu la couronne et n’est donc plus, aux yeux du pouvoir en place, héritière de droit. Si elle veut le trône, elle devra venir le chercher par la force et c’est précisément ce qu’elle compte faire.

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Mais là n’est pas le propos car ce qui occupe le Conseil Restreint, la cour et le High Sparrow est bien la question essentielle d’un héritier légitime, incontestable. Car au cas où Tommen passerait l’arme à gauche, sans fils, les Sept Couronne sombreraient instantanément dans une nouvelle guerre civile. Tommen est le dernier Baratheon en ligne directe. Enfin, il est le dernier « Baratheon » mais l’important c’est que tout le monde y croit.
Aux yeux du Captain, l’intérêt d’un royal baby est double : non seulement cela sécurise le pouvoir en place qui lui est tout dévoué, mais aussi cela permet de vendre plein de mugs commémoratifs et de renflouer les caisses du royaume.



Plus sérieusement, la naissance d’un héritier serait un symbole très fort. Juste après que le trône et la Foi commencent à marcher main dans la main, une Margaery tombant enceinte et donnant au royaume un prince serait la validation par la bénédiction des dieux du bien-fondé de la démarche.

Malgré le côté puant de son discours, il faut bien reconnaitre que le Captain a parfaitement raison de rappeler ses devoirs à Margaery. C’est tristement son rôle de reine, un métier où coucher même sous la contrainte fait partie de votre fiche de poste…

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Je vous avais prévenu la semaine dernière, Margaery revient en grande forme dans cet épisode, avec un costume de toute bôôôté tant il hurle des trucs. Et des machins aussi.
Regardons donc ce que la reine a sorti de ses placards (on plus certainement fait confectionner par ses dames de compagnie. N’est pas Sansa Stark qui veut).



Dans le billet précédent, j’avais fait le point sur les fondamentaux de Margaery en matière de mode. Décolletés maxi plongeants, absence de manches, coupe minimaliste qui ne cache rien de ce qu’il y a à montrer…
Margaery, c’est aussi une palette de couleur assez restreinte, comme la plupart des personnages dans cette série d’ailleurs. Elle navigue constamment dans des teintes bleu vert ou entre ces deux couleurs séparées. Depuis son accession à la magistrature suprême, elle privilégie l’or, présent depuis longtemps dans ses tenues, mais dont l’évolution est intéressante à suivre.

On va tout récapituler histoire de dégager quelque chose qui ait un peu de sens :

Nous rencontrons Margaery pour la première fois en tant qu’épouse de Renly et aspirante reine.



Des boobs, du bleu et du vert. Ce costume a certainement servi de base de départ à Michelle Clapton pour concevoir la garde de robe de la dame de Hautjardin.
Si la forme n’est pas encore fixée, on a ici les fondamentaux. Même si en ce temps-là, dans la saison 2, tout le monde semblait encore très attaché à lui coller des manches.



Comme le disais la semaine dernière, je me demande s’il n’y a pas aussi dans ces tenues dénudées à Port Réal une volonté de se vendre ostensiblement. Car lorsqu’elle est mariée, Margaery semble plus encline à se couvrir, comme le montre la robe rouleau de moquette de la saison 2. Une robe qui respecte une fois encore, son code couleur, avec ici un bleu pâle bien présent.



A son arrivée à Port Réal, la veuve de Renly vient se jeter à la tête de Joffrey. Elle porte donc des manches car elle est supposée être un peu en deuil tout de même, mais pas ses seins, qui viennent donc dire coucou à toute la cour assemblée. Encore une fois, elle est en bleu pâle.



Fiancée, elle ira ensuite parader dans la même robe auprès des gueux de la cité. Oui, il s’agit bien du même costume que lors de sa première audience avec Joffrey, ayant subi quelque modifications. Entre autre, l’ablation des manches et l’ajout d’une étole.




Avec cet échantillon, vous avez saisi l’idée générale. Des seins, du bleu pâle tirant parfois vers le vert, et pas de manches. Et de l’or, qui colonise peu à peu ce bleu/vert, à mesure qu’elle se rapproche du pouvoir…



En épousant Joffrey, Margaery porte quelque chose de… Très déconcertant je dois dire. Sa robe contient tout son ADN stylistique, pour ça, il n’y a pas de problème, mais comment dire, le choix de couleur semble quelque peu… Neutre.

Vous vous souvenez de ce que je disais sur le côté « parvenus » des Tyrell ? Sur leurs ambitions ?

Regardez cette photo de Margaery avec Joffrey. Qui a l’air de se taper un délire JDRGN pour son mariage ? Et qui a l’air de descendre d’un podium de la fashion week ?
La robe de Margaery avec sa couleur blafarde et son épure tranche violemment avec la pompe Lannister et de decorum royal. Impossible de ne pas la voir de méga loin durant cet évènement.
En plus de ne pas se fondre dans le décor, son costume la rend mal assortie à son époux, ce qui ne saurait être plus vrai. Même sans connaître l’issue tragique de ces noces, on peut voir d’un seul coup d’œil que cette fille et ce garçon n’ont rien à faire ensemble. Et si on se penche sur les détails de la robe de madame, on peut comprendre que son époux pourrait bien s’y piquer.



Margaery fera par la suite une brève incursion vers le noir, durant le deuil de Joffrey. Si elle respecte le code couleur, elle se contente de l’appliquer à sa silhouette de beau parti, ce qui nous montre que la petite n’a pas lâché l’affaire et entend toujours épouser un Lannister couronné d’ici peu. D’ailleurs les tractations pour la marier à Tommen débuteront très vite après la mort de Joffrey. Niveau couleur, sur le noir, c’est l’or qui ressort surtout. Un or déjà présent sur ses anciennes tenues, mais qui se manifeste plus violemment ici. Et on va leur voir, pour moi, l’or possède un sens précis chez elle.



Margaery est un peu comme Daenerys, un personnage possédant une couleur de conquête (le bleu pâle lorgnant vers le vert pour elle, le bleu soutenu pour Dany), et une couleur de pouvoir (l’or pour Margaery, le blanc pour Daenerys). Lorsqu’elle épouse Tommen, Margaery porte une robe or, nettement moins agressive dans ses ornementations que la précédente. Amusant comme avec Joffrey elle jouait la prudence et affichait une certaine modestie afin de ne pas lui voler la vedette, et comme avec Tommen, elle affirme son statut sans fard.



Par la suite, elle ne quittera plus l’or, signe de son accession, ENFIN ! au Trône de Fer. L’or va jusqu’à contaminer ses suivantes qui elles aussi passent du bleu pâle à la teinte régalienne de leur maîtresse.



Avant d’être arrêtée, Margaery est donc une fois encore en or, clamant alors que les Moineaux s’abattent sur elle qu’elle est « la reine bon sang de bois ! ».



Cette volteface…. Il n’y a rien dans cette robe qui ressemble à Margaery. Rien ou presque. Premièrement cette robe a des manches ajustées, ce qui n’est pas à proprement parler une nouveauté pour elle, mais qui remonte tout de même à la saison 2 (donc ses premières apparitions, alors qu’elle était une épouse).
Ensuite, depuis le rouleau de moquette, jamais elle n’a eu de col aussi haut. Et aussi couvrant.
Enfin, il y a la matière de cette robe qui semble faite de laine, un tissu mille fois plus modeste pour ne pas dire cheap qu’à son habitude.
La mise est on ne peut plus modeste, affirmant que les leçons du Septuaire de Baelor ont été apprises. Du moins en apparence. Car Margaery, qui aurait pu se borner aux mêmes couleurs que sa septa, choisit ostensiblement le bleu, sa couleur de conquête, sur sa robe de pénitente. Avant même qu’elle ne lâche son « Grow Strong » muet à sa mémé, elle déclarait déjà ses intentions.
Margaery va se battre pour son frère et obtiendra sa revanche sur le Captain.

Et souvenez-vous de sa petite discussion avec le Captain : ce dernier l’exhorte à rejoindre la couche du roi qu’elle a délaissé. Tu parles, la petite est en bleu. Signe qu’elle est repartie au front. Margaery n’est plus la reine dorée de Tommen, elle est à nouveau une guerrière Tyrell qui porte fièrement son bleu des combats.



Il me reste une interrogation sur la tenue de Margaery que je n’ai pas pu lever : son pendentif.

Au départ, j’ai bêtement cru qu’il s’agissait d’un cristal, un des symboles de la Foi dans les livres, qui n’est pas exploité dans la série (le Grand Septon porte traditionnellement une couronne de cristal à laquelle High Sparrow renonce en signe de dénuement). Mais en revisionnant les scènes de Margaery, je me suis rendue compte qu’il s’agissait en réalité d’une scène peinte.

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Et je n’ai strictement rien à dire à ce sujet, mis à part le fait que ça peut, pour les esprits tordus, représenter un paysage du Bief, donc de Hautjardin. Ainsi, Margaery afficherait sa couleur, sans le faire aussi ostensiblement qu’avec une rose Tyrell…

Ou alors cette scène évoque t’elle tout simplement un passage des sainte écritures.

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Margaery joue tellement bien le jeu que je me demande en quelle mesure septa Terminator est elle aussi dupe. En service commandé pour le Captain dans le Donjon Rouge, elle est ouvertement là pour contrôler ce qui se dit et se fait dans l’entourage de Margaery, pour ne pas dire, pour contrôler Margaery elle-même.
C’est sans doute pour ça que la reine refuse le lit conjugal, de peur de s’y faire surprendre par une septa Unella en train de réciter le livre de la Mère. Aaaaaaaawkwaaaaaard…



Le départ de mamie Olenna, outre servir une énième scène de Diana Rigg bitching like a world boss, n’a d’intérêt que pour la confirmation de mon idée sur Cersei :

«-Tuvaferkoi, espèce de ouiche lorraine ? Buter tout le monde à toi toute seule ? Hein ? HEIN ?
-CHALLENGE ACCEPTED ! »

Mais carrément que Cersei va le faire… Quand Tyrion l’appelait « Mother of Madness », ce n’était pas qu’en référence à Joffrey. C’était aussi parce qu’il savait que sasoeurlareine est capable de tout, absolument tout. L’amour de Cersei pour ses enfants est le leitmotiv de son personnage. Combien de fois a-t-elle prétendue être capable de tout pour eux ? Incapable d’empêcher leurs morts, il ne lui reste plus que la vengeance. La vengeance pour Joffrey, Myrcella, et elle-même. Quelle ironie que ce soit Cersei Lannister qui termine le travail d’Aerys le Fol en réduisant Port Réal en cendres…
Et c’est précisément ce qui va se produire. Je parie ma Twingo là-dessus.



Et puis regardez-moi sa tête quand elle vient demander à mamie Olenna de rester à Port-Réal… Sans déconner, tu sens l’embrouille à trois kilomètres.

Cersei vient à Olenna avec cette même modestie et bienveillance feinte que lors de son entrevue avec Margaery la saison dernière. Le ton est doux, mais on reste tout de même sur la défensive, parce qu’Olenna Tyrell n’est pas une adversaire que Cersei peut prendre à la légère. Si elle a pu sous estimer Margaery, qui n’affiche jamais ses véritables intentions, elle ne peut pas faire comme si la Reine des Epines était du menu fretin. Elle se planque donc derrière un dossier de chaise, ce qui est une posture de protection, comme n’importe quel comportementaliste croisé au zinc d’un PMU vous l’expliquerait.




Team builder.

Cette semaine dans le Nord, on recrute ! Sansa et Jon font la tournée des grands ducs pour les convaincre de rejoindre leur crew.

Jon fait obtient l’aide des Sauvageons relativement aisément, enfin, comparé à la suite. L’enchaînement des scènes est d’ailleurs filou puisque la première séquence nous montre un succès, la deuxième un succès modeste arraché de haute lutte, et la dernière est un fail mémorable. La dégringolade de l’espoir d’une glorieuse marche vers Winterfell pour les beaux yeux de lady Sansa et les ondulations hyper bien hydratées de Jon.

Le tour continue donc du côté de ce qui est sans doute le plus bel endroit du monde, j’ai nommée l’Île aux Ours. Déjà c’est au nord, donc forcément c’est joli et puis dans Île aux Ours il y a ours, donc forcément, on doit en croiser parfois au détour d’un bois, avant de se faire courser par 2 tonnes de poils, de muscles, de griffes et de crocs en folie puis dévorer dans une clairière, la viande arrosée d’un filet de miel car un ours, c’est gourmet.



Regardez-moi comme c’est joli.

Nous découvrons ainsi encore un endroit où aucun lecteur n’a jamais mis les pieds, l’Île aux Ours, la patrie de lord Friendzone et de feu son paternel, Jeor Mormont. Et comme bon sang ne saurait mentir, la maîtresse des lieux, lady Lyanna Mormont a dix ans, et une capacité d’emmerdement poussée à son maximum. Déjà la môme a eu le cran d’envoyer Stannis se faire foutre, et même pas poliment en plus, alors c’est pas devant une Sansa Lanniston pour Bolster, on ne sait plus très bien, qu’elle va commencer les courbettes.
Comment ça « Jon Snow » ?
Ça fait longtemps qu’il n’impressionne plus personne.

Celui qui impressionne l’Ourson du Nord, c’est Davos :

« Laissez-moi gérer la gamine, Jonsnow, j’ai l’habitude. »

Et en effet, ça fonctionne. Uniquement parce que Davos choisit de parler le même langage que Lyanna : il ne s’embarrasse pas de circonvolutions de cour, ni de belles formules. Il va droit au but, il est franc, et il lui parle sans masque ni artifices.



Davos, comme il le rappelle, n’est pas d’une maison noble. La sienne a été créée pour lui mais il n’a rien d’un courtisan. Contrairement à Jon ou Sansa qui ont été élevé dans une certaine bienséance, il n’a jamais eu à s’embarrasser de ce genre de détails. Et si Stannis l’appréciait à ce point, c’était pour son franc parler. Mais aussi pour sa capacité à comprendre les gens, à se mettre à leur portée. L’empathie a toujours été une des grandes qualités de ser Davos, dont Stannis était totalement dépourvu. Ici, c’est sa capacité à comprendre l’autre, en l’espèce d’une gamine propulsée à la tête d’une maison en des temps troublés. Que le souvenir du Shoren lui ait permis de trouver le ton juste n’est également pas impossible. Ceci dit, les deux petites sont très différentes de caractère. Mais la force de la pratique joue immanquablement.

J’ai bien aimé le gros blanc après le « Il détient notre frère Rickon ». Je sais que ce n’était pas du tout pour ça, mais je n’ai pas pu m’empêcher d’imaginer l’assemblée réagir ainsi :


« C’est qui ? Tu sais qui c’est toi, Rickon Stark ? »

N’importe comment, Davos réussit à emporter le morceau en décrochant « 62 good men » pour le compte de Sansa.
Ne reste plus qu’à continuer la tournée triomphale et à se ramasser un epic fail à Motte la Forêt, avec la maison Glover qui s’avère moins aisée à retourner que les Mormonts.
Et comment les blâmer. Comme beaucoup de maisons du Nord, ils ont payé très cher la guerre de Robb contre les Lannister. De plus, attaqués par les Fer-Nés, ils n’ont eu d’autre choix que de se tourner vers les Bolton pour trouver le salut.
Contrairement à Jon et Sansa qui ont déjà tout perdu, ces maisons ont encore des choses auxquelles se raccrocher : des terres, de la famille, un château… Si les Stark n’ont plus rien à perdre à part la vie, il n’en va pas de même pour les autres.
Si je pouvais me permettre un parallèle un peu foireux (carrément foireux), je rapprocherais la situation de celle vécue sous l’Occupation pendant la Seconde Guerre Mondiale. On a souvent beau jeu de critiquer les attentistes où ceux qui auront profité de la situation, mais écoutez un peu le discours des Glover : ils savent parfaitement avec qui ils s’allient et ce que les Bolton ont fait. Mais ils savent aussi que s’ils ne rentrent pas dans le rang, ils payeront le prix fort. Après tout, Roose Bolton a bien tué son roi, alors pourquoi s’embarrasserait-il d’une maison mineure récalcitrante ? Pas fous non plus les Bolton, qui viennent en aide à ceux dont les Fer-Nés ont pris les terres, histoire d’acheter leur allégeance.
Bien sûr que les Glover ne sont pas dupes. Mais ils ont souffert, ils ont peur et ils veulent juste survivre.



Sansa est d’ailleurs très mal placée pour donner des leçons à cet instant précis. Elle qui n’avait pas hésité à dire la vérité à Lyanna Mormont : « j’ai fait ce que j’ai fait pour survivre », devrait comprendre la position des Glover quand ils lui expliquent en gros exactement la même chose.

Un peu plus haut, je vous disais que l’enchainement des scènes était une lente chute de l’espoir vers le « foupoudav ». Mais l’épisode nous réserve le meilleur pour la fin puisque l’armée des Stark n’a rien trouvé de mieux que d’établir son campement là où Stannis avait installé le sien. Pour des raisons pratiques et logiques que j’imagine très bien : de la place pour y faire camper un ost, un relief permettant de défendre aisément le secteur, ni trop loin ni trop près de Winterfell… Mais du point de vue du symbole, ça craint.
Oh certes, l’armée Stark a quelques avantages sur celle de Stannis : elle se compose de Sauvageons qui doivent carrément se croire à Ibiza niveau température maintenant qu’ils ont passé le Mur et d’hommes du Nord qui doivent être relativement bien équipés/préparés pour affronter les durs frimas hivernaux. Mais à part ça, on est toujours coincé entre des Bolton et le blizzard, toujours très loin de la base arrière de Châteaunoir, toujours dehors contre des mecs qui sont bien planqués dans Winterfell, LA cité faite pour assurer la survie de ses habitants quand il fait -37° les jours de canicule, bref, ça craint toujours.

Du coup, moi aussi à la place de Sansa j’aurais écrit à Littlefinger. Bon, je m’avance un peu mais je ne vois pas à quoi elle pourrait faire appel à cet instant précis. Les Stark ont épuisé tous leurs alliés potentiels. Ne reste plus que Petyr Baelish et ses chevaliers du Val pour venir à la rescousse de l’armée coalisée, alors que la défaite et la mort semblent la seule issue possible, et que tout espoir est perdu, quand Jon sera terrassé sur les remparts de Winterfell par Ramsay et que…





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Quoi ? J’ai le droit de rêver non ?

Volantis.

Il aura fallu attendre 7 épisodes depuis le début de la saison mais enfin ça y est, la balance cosmique est rétablie, « Game of Thrones » s’est offerte une scène dans un bordel. Et pas n’importe lequel puisque comme le Palais les Mille Fleurs semblait être la seule maison de passe de tout Port Réal, le Palais les Mille Fougasses semble tenir la même position à Volantis.
Tyrion et Jorah y avaient fait l’an passé un passage remarqué, entre apparition de Fessenaerys, sosie officiel de… et un détour par les toilettes les plus dangereuses du monde.

Qui allons-nous donc bien pouvoir retrouver dans ce haut lieu de convivialité ? Et bien des Fer-Nés ma parole !

Et là, question !!!!!

Pourquoi Asha se tape une fille ?



Ceci est une vraie question. Je veux dire, dans les livres, sauf si j’ai raté un détail, Asha est totalement hétéro. Et elle a laissé son frère jouer avec son berlingot pour lui faire une blague donc je ne sais pas trop si je dois compter ça aussi pour en faire un profil type « hétéro avec tendances incestueuses». Alors vous allez me dire que on s’en fout des livres et que si D&D ont envie qu’elle se tape une fille et bien qu’elle s’en tape une !

Ouaaaaiiissss….. Mais non en fait. Après, la série et le personnage vont peut-être partir dans une toute autre direction avec elle que dans les livres. Je veux dire, ils lui ont déjà changé de prénom (mais je n’arrive pas à m’y faire donc c’est ASHA point barre). Si ça se trouve, le fait qu’elle soit bi/homo va avoir un rapport avec la suite de l’histoire. Sinon quel intérêt de modifier l’orientation sexuelle d’un personnage ?
A part pour coller dans une saison qui manque un peu de cul quelques plans plutôt racoleurs de roulage de pelle entre filles ?

J’ose espérer que cette bi/homosexualité dans la série est motivée par des raisons scénaristiques véritables.

On pourrait me rétorquer que « on est dans un bordel, on y trouve surtout des filles, c’est une réalité, Asha est un marin, elle a l’habitude de se contenter de ce qu’elle trouve en escale, y compris lorsqu’il s’agit de soulager une certaine tension au niveau de l’entrejambe ». Ouaip, c’est totalement vrai.
Mais la même scène avec un homme prostitué, créature pas si étrange que ça dans la série, si vous vous souvenez de Dodo la Saumure, aurait tout aussi bien marché.



Bref, j’attends de voir la suite avant de crier au loup mais vraiment, cette scène m’a semblé hyper gratuite.

A part ça, la scène n’était qu’une vignette destinée à nous donner des nouvelles d’Asha et Theon, à nous rappeler l’enfer dont revient ce dernier, oui, ok, et à nous poser rapidement deux trois bricoles pour la route. Je pense que l’on aura matière à revenir sur son cas plus tard.

Braavos.

Si jamais nous avions eu le moindre doute sur l’appartenance d’Arya à la maison Stark, l’épisode du jour les aura tous lavés. La maison Stark c’est tout de même la maison de l’honneur et de la droiture, mais c’est surtout la maison de la naïveté.



Arya, tu as passé un temps conséquent avec ces gens et la dernière fois que tu l’as vu, Jaqen a été assez précis quant à la fin de ta carrière si d’aventure tu ratais ta cible.
Tu es la personne la mieux placée pour savoir que si les Etats-Unis avaient fait appel aux services des Sans Visages, Ben Laden serait mort le 12 septembre 2001.

Maynon, je me promaine dan lé ru de bravosse sen dégisemen parsse ke jeu c’est ke sais pa danjereu.





Eh, on va arrêter de se la raconter, si Arya se montre aussi désinvolte et peu soucieuse de l’intégrité de son enveloppe corporelle, c’est uniquement parce qu’elle sait pouvoir compter sur le précieux totem d’immunité.



A part une explication aussi tordue que fumeuse à base de « tout est sous contrôle j’avais grave prévu de me faire poignarder, tkt, je gère, comme une fougère… » qui personnellement ne me satisferait pas trop (parce que si tu as prévu de te faire poignarder, tu portes une protection, c’est le minimum syndical. Et si tu veux donner l’illusion d’avoir été poignardée, tu caches des poches de sang par-dessus ta protection. Or la suite de la scène nous montre bien qu’Arya est vraiment blessée), je pense que l’on peut statuer sur une écriture franchement maladroite.

La semaine prochaine…

Ce sera l’épisode 8 et comme tout le monde sait déjà que l’event de fin de saison sera pour le suivant, il y a fort à parier qu’il ne se passera encore pas grand-chose de fou fou. Bon, il faut rendre sa salade à César et admettre que malgré un démarrage poussif, cette 6e saison parvient à maintenir un bon niveau entre progression de l’intrigue et rythme global. Même dans ce qui était aujourd’hui clairement un épisode de transition, il y a avait assez de tension, de rebondissements et de révélations pour donner le sentiment que l’intrigue ne faisait pas de sur-place.



Toutes mes confuse encore pour ce gros retard, je n'avais vraiment pas prévu être autant à la bourre...

Je devrais être dans de bien meilleurs délais pour les deux derniers épisodes de la série, ayant renvoyé mes ouailles vers des cieux plus cléments que leurs salles de cours. Et n'ayant personne à marier dans le Conflans les weekends à venir.
Du coup, on se retrouve très vite, genre dans quelques heures ou demain (plutôt demain, histoire de laisser une petit délai), pour le billet sur l'épisode 8. D'ici là, portez-vous bien, et mangez de la tarte tatin.

Commentaires

1. Le dimanche 19 juin 2016, 17:54 par ILDM

Ouaiiiis , le billet du 8 j'attendais ça avec impatience , l'épisode m'ayant bien plu : quelques petites remarque sinon :

Maergery , elle j'en étais sur qu'elle bluffait, après le fait que Tommen soit devenu une marionette du grand septon va peut être l'incitée à faire quelque chose vu que petit Simba s'est découvert la foi. ( quoi je sais pas.... ) sauf si....

Cersei , qui bien partie pour péter un cable va bien ptet nous faire un barbec sauce Port Réal....

Sinon le limier j'ai surkiffé son retour point.
Ah et pour conclure très sympa le point chiffon spécial Tyrel :p

2. Le dimanche 19 juin 2016, 19:02 par Melloctopus

Pas grand chose à dire sur l'épisode. Du bon et du moins bon.

Le bon :

- Lyanna Mormont a la classe pour une gamine de 10 ans. Et Galbart Glover qui remet en place les Stark en leur mettant en face les erreurs de leur maisons est très intelligent pour la série. Ça montre que les Stark ne sont pas blanc-bleu non plus.
- Le Limier : sympa de le revoir. Maintenant je me pose encore la question de "à quoi ça va aboutir ?
- Port-Réal : ça prend du temps, mais je pense que la colère de Cersei va être dantesque !

Le moins-bon :

- Arya : il y a une couille dans l'écriture, ou alors il manque une scène entre cet épisode et celui d'après.
- Jon Snow donne vraiment pas envie de se battre pour lui tant il est mou
- Un énième rappel des fails de Stannis. Pour ceux qui achèteront les DVD de la saison, D&D vous offriront la biographie officielle des fails de Stannis tant ils aiment nous rappeler que le personnage est mort et a échoué (aller encore un peu pour revenir sur le fait que c'était un méchant fanatique qui ne voulait que le trône)

3. Le dimanche 19 juin 2016, 19:14 par lockeforever

rhaaaaaaaaaaa que c'est bon, de la lecture ! de la ladame ! du GOT ! j'ai bien ri à de nombreux passages, et je me demande si ladame, elle a pas une situation room avec du matériel genre NSA pour repérer...un pendentif, sérieux, même en 1200 visionnages, j'y aurai jamais fait gaffe.

Je ne pourrais guère donner mon avis sur cet épisode, il commence à remonter à loin. Du coup, je ne sais pas du tout quel est l'enjeu que ladame a vu dans le fait de donner un fils à tommen.

Completement d'accord, sinon : lyanna mormont, elle déchire, elle roxxe autant que bronn (il y a quelques personnages qui sont bien meilleurs dans le show que dans les livres).

théon-danny, j'arrive toujours pas à m'y faire. Et moi qui râle quand on évoque le télétransporteur, et ben même moi je trouve ça abusé pyke-volantis en si peu de temps (déjà que, on ne l'a pas noté, mais la tentative de sauvetage de schlingue par sasoeurlagouine, si je ne m'abuse, pour aller de pyke à fort-terreur, il fallait faire le tour ENTIER du continent (pas de canal de panama à westeros, mais je suis sûr que les frey trouveraient que c'est une bonne idée, tonton walder deviendrait plus riche que les lannister !)

plaisir de revoir ce bon edmure, même si la coupe longue, ça lui va pas. Brutus tu es, brutus tu stay !

le limier...ah, j'en ai lu des posts disant que le limier était "réaliste" et ben non, je suis pas d'accord. OK, comme tous les cynico-pessimistes, il a SOUVENT raison, mais pas toujours. Non, tous les hommes n'aiment pas tuer, oui, il existe de vrais chevaliers, oui l'honneur existe, et c'est la gloire de la civilisation andale : lady brienne, eddard stark, lord royce, ser barristan, beric dondarrion, (à la rigueur ser loras)...et ce pauvre paysan qui avait offert son gîte à arya et sandor... Il y a de la bonté et de l'honneur, même dans ce monde-là, et la philosophie nietzschéenne de sandor veut la nier (sans doute car elle lui fait honte), et le problème, c'est qu'en la niant, elle l'affaiblit (déjà qu'elle n'est pas bien forte, je parle ici de la bonté et de l'honneur) dans ce monde...

OK, je kiffe bronn, walder, locke, roose, mais j'ai un côté fleur bleue aussi, quoi !

(ah, à propos, ma Ladame, vous devez des droits d'auteur au meilleur character de la série : "-Allez-vous faire mettre avec votre main en or. " c'est pas de vous, ni du silure, c'est de ce personnage assassiné par les deux David !) (et encore, lui, il le disait de manière encore plus brillante !)

un billet ce jour, un épisode demain, un billet demain aussi, et un autre billet dans la semaine, comme tous les goinfres,on se dit finalement que ça a du bon, la diète.

Mille excuses pour les nombreuses fautes d'orthographe

4. Le dimanche 19 juin 2016, 19:17 par Rollalex

Ouiiiiiii les billets =D Toujours aussi drôle et pertinent !

Pour ma part j'ai passé beaucoup de temps sur le point chiffon ce coup-ci..... si vous voyez ce que je veux dire ^^

Pour Asha je ne comprends pas non plus, on dirait effectivement une scène gratuite, ou alors elle veut juste se foutre de la gueule de son frère ?

Arya me déprime totalement, c'est pas un double facepalm que je me suis pris, mais c'est un centuple maindansmaface plutôt !

Et j'ai raté un épisode pour la tarte tatin ?

5. Le dimanche 19 juin 2016, 19:35 par Strannik

"J’ose espérer que cette bi/homosexualité dans la série est motivée par des raisons scénaristiques véritables. "

Enfin, chère Dame, au bout de 6 saisons vous devriez savoir à quoi vous en tenir.

6. Le dimanche 19 juin 2016, 20:22 par De passage

Cool! Le billet :) Haha le gif de la truite m'a achevée.
Pour Yara, je me permets de réagir: je n'ai pas du tout eu ce sentiment de gratuité au visionnage de la scène. Si il s'agissait d'introduire des plans racoleurs les autres marins Fer-Nés auraient très bien fait l'affaire. Pour Yara, je ne trouve pas ça gratuit ni même improbable: si dans les livres elle est affichée comme hétéro, ce n'est pas le cas dans la série qui ne s'est jamais penchée sur la question de son orientation sexuelle (qui au demeurant n'a, à mon avis, aucune incidence sur l'intrigue, bref on s'en foutait): donc pour les spectateurs non-lecteurs comme moi, les portes restaient ouvertes. (Le fake avec Theon c'était une farce, ça ne compte pas). Du coup, de deux choses l'une: 1) soit ça révèle juste un mauvais cliché de femme badass donc lesbienne; 2) soit ça montre (et il s'agit plutôt de ça, à mon sens) un exemple de ce que Asha a adopté comme comportement au contact des Fer-Nés, un milieu exclusivement masculin et extrêmement misogyne dans lequel elle a dû non seulement s'intégrer mais aussi se faire respecter et s'imposer. Ce qui, pour ça, ne lui laissait pas beaucoup de choix hormis soit donner l'apparence d'un être totalement asexué pour ne pas être prise en défaut sur cet aspect-là, soit privilégier ce mimétisme, volontaire ou non, qui fait qu'elle vit, dort, bois, jure et baise comme eux (perso ça me paraît logique comparativement au fait que Yara n'a jamais vraiment revendiqué sa féminité dans la série, au contraire, cherchant ou tout le moins préférant être assimilée au sexe opposé). Mais ce n'est évidement que mon humble interprétation!

7. Le dimanche 19 juin 2016, 20:29 par La Dame

@ ILDM : c'est le billet du 7 :p Le 8 arrive, je suis en train de le terminer (enfin là, non, je suis en train de repêcher les commentaires et d'y répondre, ça s'appelle faire une pause, ou procrastiner, je ne sais pas trop :p)


@ Melloctopus : sur Arya, vous pouvez m'expliquer où se trouve la couille ? (CETTE PHRASE MON DIEU !!!!)
Et sur les fails de Stannis, j'avoue que je ne réagis pas, vu que je n'étais pas particulièrement attachée au personnage dans la série. Du coup, je vous vois souvent réagir sur l'entreprise de démolition de D&D et je prends conscience que ça m'est passé au dessus :/


@ lockeforever : oui, le copyright appartient à Locke, dont je n'aurai jamais la classe ni le sens de la répartie, ça c'est sûr. De toute façon, je ne porte pas très bien la moustache.
Pour le pendentif, aucun mérite, vu que je vais des points chiffons, et surtout quand il y a une nouvelle tenue, je regarde pas mal les détails et là, il faut avouer que la tenue de Margaery est hyper minimaliste. Elle n'a que deux ornements, le premier est sa couronne, qui se passe de commentaires (les andouillers Baratheon entremêlés de roses Tyrells, comme d'hab) et ce pendentif que je n'avais jamais vu sur elle avant (elle porte quasi exclusivement des colliers avec des fleurs, sauf le jour de son mariage avec Joffrey, sauf s'il s'agissait de fleurs très stylisées). Du coup, il a tout de suite attiré mon attention.


@ Rollalex : vous n'avez raté aucun épisode sur la tarte tatin, c'est moi qui délire toute seule dessus. Vu que dans ma tête, le Conflans, c'est notre région Centre et que la tarte tatin vient de Sologne, et que c'est à peu près l'unique spécialité culinaire issue de cette région que je sois capable de citer, avec le Pithiviers...


@ Strannik : je suis un peu Stark dans le fond, naïve...

8. Le dimanche 19 juin 2016, 20:34 par La Dame

@ De passage : c'est une très bonne interprétation. On est dans un univers extrêmement misogyne et Asha en a fait les frais il y a peu au moment de désigner le nouveau roi des Îles de Fer.

Pour survivre, s'affirmer, on joue la carte du mimétisme, elle est un homme comme les autres et basta.

Mais bon, la carte du gros cliché fonctionne surtout visuellement. D'autant que la scène n'était pas obligée d'être si racoleuse. Mais comme le disait très justement Strannik, on est dans GoT, elle ne pouvait pas simplement donner son avis sur les filles passant au loin en demandant à Theon laquelle il choisirait pour qu'elle puisse se la taper, non il fallait qu'elle y mette la main. So to speak...

9. Le dimanche 19 juin 2016, 22:34 par Melloctopus

@La Dame 3 coups de couteaux dans le bide, on voit qu'elle en chie. L'épisode d'après c'est comme si elle n'avait rien eu. C'est là la couille. Ou alors il y a un indice temporel que j'ai pas vu.

Pour Stannis, rarement un personnage mort aura eu autant de rappels ! Sur les 8 premiers épisodes de la saison, dans six d'entre eux on aura eu un rappel.

10. Le dimanche 19 juin 2016, 22:40 par La Dame

@ Melloctopus : ok oui, moi aussi ça m'a fait tiquer. Lady Crane a été urgentiste dans une autre vie, ou alors Arya Stark est protégée par un totem d'immunité :p

11. Le dimanche 19 juin 2016, 23:53 par Tikss

"Sandor Clegane enrichit un peu plus la liste des come back de la saison, attention les gens, on est à ça de retrouver Ned Stark."
Mais si, souvenez-vous de Ned "Barney" Starkson que nous avions vu dans la vision de Bran tout-puissant... ^^
Très bon billet, et bien intéressant à lire, comme d'habitude. J'étais tombé sur vos écrits riches en gifs over-the-top à la fin de la saison 5, et c'est un réel plaisir de tout lire.
Par contre, je croyais que la blague de la tarte tatin venait de la tante de Jaime dans les livres. Je ne sais pas pourquoi...

12. Le dimanche 19 juin 2016, 23:59 par La Dame

@ Tikss : ah ben si ça vient de la tante de Jaime, c'est l'inconscient qui a fait tout le boulot parce que je n'ai aucun souvenir d'une histoire de tarte avec elle :p
Damned, vous avez raison, Ned est déjà revenu en fait... Spoiler, à la fin de l'épisode 10, Meereen sera sauvée par le retour de Gendry...

13. Le lundi 20 juin 2016, 08:52 par Turel

Les beaux billets qui nous réconcilie avec le lundi!
Excellent point chiffon sur l'évolution des tenues de Margeary la smirkeuse.

Les souvenirs de l'épisodes s'estompent doucement pour pouvoir discourir, j'ai beaucoup apprécié le choix des personnages masculins montrés durant cette épisode: tous des hommes brisés à un certain niveau, comme le titre l'indique.

Vivement le billet de l'épisode 8 et le Bastard's Bowl de ce soir, ça nous changera de l'Euro

14. Le lundi 20 juin 2016, 15:24 par Nifixe

Hate de voir le billet du 8 mais surtout celuib du 9 lol.

Sinon, j'ai trouvé trés trés long l'épisode d'une petite maison dans la prairie pause Sandor. Très cliché aussi, surtout pour même pas aboutir au CleganeBowl sniff. Et il y a pas à dire Lady Coeur de Pierre me manque dans le conflant.

Très bon Silure sinon, mais encore pareil la confrontation Jaime-Silure était tellement mieux dans le livre sniff. Je proteste aussi contre la non évolution pathologique de Jaime. Salut poiscaille, bon tu me donnes ton chateau de suite car je dois rentrer baisser ma soeur la reine de suite sniif. Le Jaime du livre n'a plus qu'à se pendre (en parlant de ça...).

Arya, comme je l'ai déjà dit, tout ça pour ça, on se demande vraiment dans la série ce que lui a vraiment apporté son séjour à Braavos. Même pas foutu de percer la belle-mère de Blanche-Neige, ni de se la jouer discret. Heureusement que Lady Crane est le médecin urgentiste du monde (vu la vitesse de récupération) dans l'épisode suivant.

Le combat du siècle, 62 ours contre les 20 hommes de Ramsay. J'adore cette jeune oursonne, comme dans le livre d'ailleurs.

Quota boobs du coté des Greyjoy, à part rappeler que Théon n'est plus trop porté sur la chose bizarrement et balancé sa soeur lesbienne in the face, je vois pas trop l'intérêt. Si montré la traversée la plus rapide pour arriver à Volontis, digne de Jorah à la rame facile cet exploit.

La reine des épines qui défonce Cercei, cela n'a pas de prix. Capitaine Sparrow a une classe digne du vrai pirate, "Ecarte les jambes femme" lol.

Bref vive La reine des épines, vive les ours et vive le Silure, le reste de l'épisode est bon (Jon/Sansa) ou ultra discutable (Greyjoy, Arya).

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