Le côté obscur de la salle

Ciné, DvD, télé, bref tout ce qui s'abrège en "é"...

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12 janv. 2017

Forts en pomme


Hop !
Hop !
Et hop !

D'une roulade finale aussi souple et féline que Stephen Hawking, je me présente devant vous, le visage mystérieusement dissimulé par la capuche de mon peignoir qui bouloche parce qu'il est vieux mais bon, il est super confortable alors ben je vais pas en acheter un neuf non plus, et puis de toute façon, hein, des dépenses, encore des dépenses, franchement, j'en ai ma claque de toute cette société de consommation, et tiens, si je vous parlais d'un film adapté d'une célèbre licence Ubisoft ?



EL SPOILO ES MUY GRANDE

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03 janv. 2017

Rencontres à l'encre de seiche


"-Haaaaan non, Madaaaaame, on va pas lire ça, c'est trop flare...
-C'est .... quoi ?
-On pourrait pas étudier un truc dar pour changer ?
-Comment ça un truc d'art ? Mais un livre c'est de l'art, je te ferais dire.
-Ouais mais c'est rarement flex ?"

Mon élève est-il en train de faire un AVC ? S'exprime t'il dans une langue venue d'ailleurs ? Suis-je définitivement devenue un végétosaure incapable de comprendre le sabir chatoyant de notre glorieuse et si anti conformiste jeunesse ? Est-ce que cette introduction moyennement proche d'une réalité dans laquelle je campe sur Urbandico pour rester à flot en cours a un quelconque rapport avec le film du jour ? Comme le dirait l'un de ces êtres vaguement humanoïdes qui peuplent mon lieu de travail, "sur la tête de ma mère, ça veut rien dire votre truc !"



On note au passage le joli double sens du titre original

SPOIL

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24 déc. 2016

Fanfic One


Ooooouuuh que je suis mal à l’aise…
Le cas « Rogue One » est épineux et me force à rester le cul entre deux chaises, sans trop savoir s’il fait applaudir des deux mains parce qu’on a un film « Star Wars » qui est pas trop mal, mais qui en même temps……. Beeeeh…. Reste un produit qualitay, mais terne. Dire qu’il y a plus de souffle dans un petit doigt de la prélogie que dans les deux heures que dure « Rogue One » malgré Jar Jar Binks, malgré Anakin et Padmé qui se roulent dans l’herbe, malgré les midichloriens, est assez juste, dans le fond.

Si on voulait tirer une leçon de « Rogue One », ce serait peut-être qu’il aurait mieux valu laisser dormir la saga Star Wars.
Ok, « Le Réveil de la Force » nous l’avait déjà dit, mais on avait tout de même le droit d’y croire. Non ?



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24 oct. 2016

Toilettes en eaux profondes ("Par le pouvoir de la traduction littérale !!!!)

Ayé c’est les vacances. Je m’en vais donc grossir les régiments de ces grosses loques de profs partant en congés, haters gonna hate toussa. 15 jours pour se reposer, préparer les cours de la reprise, et une fois celle-ci passer, passer deux semaines à remettre les élèves au travail, les faire effectivement bosser avec un succès mitigé selon les classes pendant deux semaines, enquiller sur l’avant dernière semaine avant les vacances qui sera consacrée quasi exclusivement à leur faire comprendre que sisi, je vous jure, il reste encore une autre semaine complète de cours après celle-ci, et une fois parvenu à icelle, concentrer l’essentiel de ses efforts non pas sur les faire travailler ou apprendre des trucs, mais à simplement tenir la classe because Noël, because Nouvel An, because quel élève a la tête à ses cours dans les 5 jours qui précèdent des vacances je vous le demande ?

Comme disait notre bonne reine Guenièvre : « il en faut des compensations pour encaisser toutes ces conneries ! »

Je me suis donc plongée dans la pâte d’amande le dernier film de Peter Berg, et le mot plongé est ici un choix totalement fortuit mais néanmoins heureux because « Deep Water », because forage, because ROV, because TU SERAIS PAS UN PEU PERDUE DANS TA PROPRE INTRO DES FOIS / TOTALEMENT OUI / LEO CAY A TOI


Vous aviez toujours rêvé d’une préquelle à « Armageddon ». Vous aviez toujours rêvé de voir Mark Walberg recouvert de pétrole. Vous avez toujours rêvé d’un bon film avec des méchants dinosaures. Vous avez toujours rêvé de n’aller voir que des bons films au cinéma. Ne cherchez plus, sortez vos plus belles cartes de crédit et rendez-vous dans votre cinéma le plus proche, on se retrouve juste après pour débriefer « Deep Water », un film qui fait le café vachement mieux que « Miss Peregrine », du so called TimBurtonTM, au sujet duquel je renonce à faire un billet tellement je suis colère de voir mon Eva Green se fourvoyer dans ce genre de production aussi étranges et décalées que votre cousine Lilou le jour où elle a décidé de devenir gothique pour faire rager ses parents.



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20 sept. 2016

Ceux qui meurent prendront le train


Vous le savez, les zombies, c’est ma grande passion. Je fuis cette saloperie de morts vivants comme la peste qu’elle est.
La région que je hais dans WoW ? Les Malterres de l’Est !
La série dont je n’ai jamais dépassé le pilote ? « The Walking Dead » !
Le MMo que j’aime mais dans lequel je n’arrive pas à vraiment progresser ? « The Secret World » !
L’horaire où je déteste le plus avoir cours ? 8h-9h le vendredi matin à cause du regard vitreux de mes élèves !

Et je pourrais multiplier les exemples à l’infini.

Dans ce contexte, malgré son aura de « qualitay » et la présence au casting d’un fleuron de l’ingénierie française, « Dernier Train pour Busan » ne me faisait pas vraiment de l’œil. Enfin, si, pour être honnête, il m’en faisait carrément beaucoup, mais l’œil était injecté de sang et il tournait de manière étrange dans son orbite. Et moi, j’aime pas trop ça.
Mais bon, la faim fait sortir le loup du bois et un peu dépitée par cet été ciné carrément médiocre (c’est un peu de ma faute aussi, je le reconnais volontiers), je me suis trainée à reculons la veille de son départ définitif des écrans de ma belle province de Port-Lannis.

Et donc, j’ai écrit ce billet.


"Grève à la SCNF Simulator"

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06 août 2016

La Bonne Grosse Sieste


Alors là, les gars. Je suis mal.
Très mal.
Pire que le frisé dans le pub LIDL. Pire qu’un vegan dans un rayon charcuterie. Pire qu’un lycéen qui sort d’une hibernation de 3 ans le jour du bac.

Je suis MAL.



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02 août 2016

"Nous serons des conquérants"


Malgré un succès pour le moins mitigé dans nos contrées, "Warcraft : Le Commencement" a rencontré la gloire qui lui faisait jusqu'alors défaut en Chine. Sacrés Asiatiques, qui ont décidément toujours le bon goût de sauver ce que nous, pauvres Occidentaux cyniques et blasés, boudons.
En disant cela, je pense entre autre très fort à "Pacific Rim", un film dont j'ai vraiment hâte de découvrir la suite, au contraire de ce "Warcraft". Car si je viens de tresser des lauriers aux Chinois, c'est davantage pour saluer leur enthousiasme et leur dynamisme en matière de cinéma que pour les remercier d'être en train de bâtir des rails pour un "Warcraft 2 : La Suite".
Parce que si le mot "déception" était adapté sur grand écran, il serait réalisé par Duncan Jones et il y aurait Travis Fimmel à l'affiche.
Sans être dénué de toute qualité, "Warcraft" s'avère n'être rien de plus qu'une énième adaptation foireuse d'un univers de jeu vidéo, échouant comme souvent à se rendre compte qu'elle est avant tout supposé être un bon film. Eparpillé, inégal, "Warcraft" n'est malheureusement pas en mesure de détrôner le "Silent Hill" de Christophe Gans du rang de "c'est carrément perfectible, mais qu'est ce que ça fonctionne bien en tant que film, bon sang !!!".



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09 avr. 2016

Ragnarök


Entrez , entrez bonnes gens ! Venez assister au spectacle de votre vie !

Sous vos yeux ébahis va se tenir la plus incroyable des représentations ! Vous qui pénétrez en ces lieux, abandonnez tout espoir ! Car ce qui va suivre, vous ne l’auriez jamais imaginé dans vos pires cauchemars…
Si vous vous figuriez qu’un garçon connu pour avoir comme unique talent celui de décalquer des comics allait tirer son épingle du jeu en faisant ce qu’il sait maîtrise le mieux, vous vous trompiez.
Accrochez vos ceintures, aveugles croyants. La chute sera rude. La plaisanterie a assez duré. Mais libre à vous d’en rire encore. C’est votre dernier refuge.

Vos dieux sont morts. Qu’advienne Zack Snyder.


JE SPOILE

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02 avr. 2016

Shine your light on me


Et nous sommes au mois d’avril et si la vie était bien faite on aurait eu le premier épisode de la saison 6 de « Games of Thrones » ce dimanche mais on va plutôt s’accorder un mois de rab et puis ça tombe bien là ce sont les vacances du coup je vais pouvoir sortir un billet qui dort dans ma tête et les placards de mon disque dur depuis quinze jours au moins, à une queue de vache près.
Le fait est que je manque vraiment de temps les enfants, et pour aller au cinéma, et pour écrire des billets que je sors à l’arrache plus pour ne pas perdre la main que pour ne pas perdre le fil. Parce que moins tu écris, moins tu arrives à écrire figures toi et que là, en ce moment et depuis des mois, me poser quelques heures pour bosser sur un billet est devenu un vrai luxe. Alors non, je n’ai pas tiré la substantifique moelle de « The Revenant », mais avec un texte écrit au minimum 15 jours après la bataille, il ne fallait pas s’attendre à des miracles non plus. Et j'en suis sincèrement désolée :/
Du coup, ce billet-ci passera sans doute aussi à côté de tout un tas de trucs, mais pas de panique, c’est parfaitement normal.

Concernant la saison 6 de « Game of Thrones », je le précise ici parce que je vous vois déjà vous inquiéter, je reviendrai sous peu vous causer du nouveau planning des publications (il ne devrait pas y avoir trop de perturbation, du moins pas cette année), reste à savoir quand (très certainement au moment de la publication du billet sur le premier épisode).

En attendant, un film qu’il est bien et que vous devriez tous aller voir si ce n’est pas déjà fait.
Un billet avec des spoilers, vous voilà prévenus.


« Il n’est pas comme nous » dit cette affiche : je pourrais dire la même chose de 90% de mes élèves

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16 mar. 2016

The bear and the trappeur fair


« The Revenant » est un nouveau strike du Tequila Gang, ce commando moyennement informel composé de Guillermo Del Toro, Alfonso Cuaron et Alejandro Gonzales Innaritu, ayant pris la bonne habitude de régulièrement sortir des films déglinguant tout sur leur passage.

Une nouvelle tempête de guacamole dans les salles, les amis, avec l’insigne mérite de s’emparer d’une légende ultra américaine, mise en scène par un Mexicain qui vient de remporter deux années de suite l’Oscar du meilleur réalisateur PILE au moment où Donald Trump s’envole dans les primaires du parti républicain.
Ô IRONIE….

Considérations politiques mises à part, « The Revenant » est-il à la hauteur de sa réputation ? La réponse est oui, même si j’ai de petites réserves.



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19 fév. 2016

Piscine morte


Parfois, j’aimerais vraiment être un dragon.
Ce serait tellement über de pouvoir voler, cramer des villes entières, manger des gens, être sauvage et magnifique.
Après, il y a toujours le souci du Dovahkiin qui ….

Ceci mis à part, si j’avais été un fuckin’ dragon, j’aurais d’abord commencé par déchiqueter tous les sièges de la salle de ciné puis j’en aurais rassemblé les copeaux sous l’écran avant d’y mettre le feu. Puis j’aurais été d’un coup d’aile jusqu’en Californie pour y attraper Ryan Reynolds et je serais revenue devant le bûcher pour le faire cuire et le bouffer.

Sans déconner… Pourquoi je suis pas un dragon ? Pourquoi « Deadpool » est affligeant et même pas réjouissant ?
Aller clique…



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13 fév. 2016

L’œil du chaton


Mmh. Ahem. Okok…

Dites, les mecs, juste une fois, ça vous ferait rien de vous fendre d’un truc qui soit un tant soit peu original ? Parce que bon, même si vous travaillez sur un film franchisé, croyez-le croyez-le pas, mais il existe la possibilité de raconter des trucs différents. Toujours. Et de la faire de manière différente. Toujours.

Mais bon, je sens que j’en demande trop. Alors après « Terminator Genysis », « Jurassic World », « Insérez ici le nom d’un random personnage du catalogue Marvel”, “Star Wars Episode IV Enhanced Edition”, il était visiblement GRAND TEMPS de remake/reboot/se faire du fric sans trop suer sur le dos de Rocky Balboa avec « Creed », un film pas si honteux que tout ce qui précède le laisserait supposer.



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09 fév. 2016

" O say, can you see by the dawn's early light? "


Entre les primaires et le Superball, j’estime que cette semaine est la bonne semaine pour balancer « in medias res » le billet sur « Les 8 Salopards ». Notez que avec ce qui va suivre, l’expression « in medias res » est employée plus mal à propos tu meurs, mais que ça ne me perturbe pas plus que cela.
En même temps, le monde s’est arrêté de tourner depuis que la France s’est réveillée entre des « ognons » et des « nénufars » dont le « i » et le « ph » se sont envolés à dos d’accents circonflexes. Et que je vous fiche mon billet (pas celui-ci, celui de l’expression « je vous fiche mon billet ») que cette affaire fera plus de bruit dans nos chaumières que l’annonce pour dans 3 jours, de l’observation des ondes gravitationnelles.

Mais tel un docteur en histoire en mal de reconnaissance et de crédibilité taclant ses collègues à coup d’expression latine, j’ai eu l’outrecuidance d’annoncer dans la langue de l’empereur Caligula que l’on allait attaquer le vif du sujet sans perdre de temps et que ça fait juste des plombes que nous sommes encore sur l’intro à causer de trucs n’ayant aucun cousinage proche ou lointain avec le sujet en cours, à savoir « Les 8 Salopards », voici donc, ladies and gentlemen….



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13 janv. 2016

La rétro : The Visit


L’autre jour, j’ai un vu petit film bricolé à pas cher, pas super original mais vachement intéressant dans la forme, un film que j’avais littéralement pointé d’un doigt accusateur de nullerie quand j’en avais vu la bande annonce, et qui s’est donc avéré être une bonne surprise.

J’ai été à deux doigts de vous faire un billet sur le sujet mais il se trouve que ce film, un peu dans la veine « found footage » m’a rappelé qu’il y en avait un autre, de found footage, qu’il fallait absolument que je vois. Parce que ce film n’était nul autre que le dernier Shyamalan.

Alors sans plus attendre, un billet sur « The Visit » dans lequel vous découvrirez la mystérieuse identité de ce petit film très malin dans sa mise en scène via un support aussi inattendu qu’il est pertinent.



ATTENTION : SI VOUS COMPTEZ VOIR CE FILM, ARRÊTEZ-VOUS DANS VOTRE LECTURE AU NIVEAU DES CHATONS

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08 janv. 2016

Pique la baleine, joli baleinier


Comme j’ai vendu mon âme à James Cameron il y a quelques années maintenant, pour moi, le titre du dernier Ron Howard « Au Cœur de l’Océan » évoque avant tout ceci :





Et donc par corolaire surtout ça :





Ceci dit, pas de panique, l’eau de mer coule dans mes veines (citation originale d’un vrai marin, qui s’était ainsi autoproclamé parce qu’il avait un couteau. Et une bouteille de rhum), aussi quand mon cerveau entra en contact de « Ron Howard adapte l’histoire de l’Essex », mon sang demi-sel ne fit qu’un tour et voici que je me trouvai chantant cette chanson fort à propos. J’insiste sur le fait que des esprits étrangement tordus ont fait de cette chanson vantant la pratique du cannibalisme chez les marins une comptine pour enfants. On a l’enfance qu’on mérite, je suppose : « c’est la crise mon chéri, tirons à la courte paille pour savoir qui de toi ou ton petit frère sera mangé ohéohé ! Oui, comme dans la chanson que tu as apprise avec Papi » => des vertus pédagogiques du répertoire des chants de marins…

Après ça, il y eut une deuxième célèbre rengaine qui me vint en tête. Je l’ai apprise quand je participais au groupe chant de mon collège, et ce n’est que quelques années plus tard, en me la chantant toute seule que j’ai réalisé que comme 95 % des chants de marins, il s’agissait d’une chanson porno (les 5% qui restent encouragent l'anthropophagie).

C’est donc avec une grosse ambiance sonore que j’ai attendu fébrilement la sortie de « Au cœur de l’Océan », une attente d’autant plus fébrile que « Rush », le précédent film de Ron Howard, m’avait vraiment épatée alors que moi, de base, je sais à peine conduire et je ne connais aucune chanson de pilote de Formule 1.

Aller, cétacé de suspens, la suite !


Cette affiche est assez mensongère question rapport de tailles. Mais moins que celle sublime du marin qui fait face à l’œil du cachalot. Plan qui n’est même pas dans le film… Quand l’affiche est plus awesome que ce que tu as in fine sur ton écran…

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04 janv. 2016

L’homme debout


Que les choses soient bien claires : je déteste ce billet que vous allez lire. D’une force.

Souvent avec Spielberg, j’ai le même problème, je n’arrive pas à trouver une manière de parler de son travail qui me semble à la fois claire et apte à lui rendre justice. Il faut sans doute que je me rende à l’évidence, que je tire des leçons de mes échecs et que je me retire de la critique des films de Spielberg, un peu comme Lionel Jospin, ou Luke Skywalker.

Mon échec me rend d’autant plus chafouine que j’ai vraiment le sentiment que s’il y avait un seul film cette année capable de tutoyer dans sa perfection le « Mad Max Fury Road » de Miller, ce serait celui-là.



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23 déc. 2015

L'attaque du clone

J’ai 6 ans, et c’est le matin de Noël, ce 16 décembre 2015. Depuis presque deux mois partout dans ma télé, dans mon supermarché, dans mon internet, les symboles de la fête sont là et lentement mais sûrement, l’attente monte, jusqu’à qu’enfin le calendrier atteigne l’horizon du jour J.

On dira ce que l’on voudra de ce marketing protéiforme autour de la sortie de l’Episode VII de «Starwars» : mercantilisme, agressivité, saturation, stupidité…

Soyons honnêtes, le film était garanti être un succès même avec le ¼ de la promo proposée. «Starwars» n’a pas besoin d’huile de moteur BB-8 ou de couches culottes Kylo Ren pour être un carton en salle.
Cette promo d’une ampleur sans précédent n’est finalement qu’à la hauteur du produit à vendre : « Starwars », LA franchise. Le roi des univers étendus. Le seigneur de la culture populaire. Que la promotion autour du film soit aussi envahissante que celle accordée à un évènement mondial aussi chargé de sens que Noël en dit très long sur la place qu’occupe la saga dans notre société.
A l’heure du lancement d’une nouvelle trilogie située dans l’univers qui infuse depuis les années 70 tout notre imaginaire, les mots « excessif » ou « ridicule » n’ont aucun sens.

Nous n’avons pas assisté à la promotion d’un film, dont le succès était de toute façon garanti hors promotion, nous avons assisté à une célébration. Une communion mondiale (ou presque) autour d’un mythe moderne qui fait sens pour toutes les générations.

Alors est-ce que le taboulé Chewbacca est aussi bon que « Le Réveil de la Force » ? On s’en fiche. La qualité du film en lui-même n’a pas d’importance. Comme n’en a aucune celle de la prélogie au final. Ce qui compte c’est la vénération qu’inspire la trilogie, la détestation collégiale pour les Episode I, II et III et l’enthousiasme généré par l’attente du retour de l’univers sur grand écran. L’important, c’est qu’au fil des décennies, trois films sont devenus des jalons mémoriels, des stèles quasi mystiques, et qu’un véritable culte se soit instauré autour de cet objet filmique, l’un des plus puissants qu’il soit.

Starwars procure ce sentiment à nul autre pareil, que l’on soit face à ses meilleures ou à ses pires heures parce que sans en avoir vraiment conscience lui-même, George Lucas a accouché d’un récit à la hauteur des mythes fondateurs des grandes civilisations. Rien de moins.

Alors je vais chouiner, je vais rouspéter, je vais grogner, mais au final, sincèrement, on s’en fout. Si du point de vue du cinéma « Le Réveil de la Force » est discutable, sur tout le reste, cet inexplicable et impalpable sentiment de retour au bercail dès l’ouverture du générique, il n’y a rien à dire.

Starwars ce ne sont plus des films, des produits dérivés ou du marketing. Starwars c’est une religion.
Et s’il arrive que le prêche ne soit pas à la hauteur du mythe, l’essence, elle, vit en nous, et nous lie en un tout unique.



ATTENTION, CE BILLET A BASCULE DU COTE OBSCUR DU SPOILER

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23 déc. 2015

Ectoplasme mou


A la base, je ne venais pas du tout pour ça, j’avais décidé de voir un autre truc. OUI, LA TRISTE VERITAY c’était que je venais pour un marathon « Hunger Games », la fleur au fusil, sans avoir réservé, m’infliger 6h de film avec une héroïne qui subit, se fait faire des tresses et traine le pire side kick de l’histoire de la fiction.
Mais bon, je ne vous ai jamais publié de billet sur le troisième film, « Mockinjay Part 1. » du coup, comment pourriez-vous savoir/deviner que contre toute attente, la qualité de « Hunger Games » est allée en augmentant, au point que malgré un scénario toujours à la ramasse, cette saga propose désormais un semblant d’intérêt question mise en scène. Chose justifiant donc largement que je puisse envisager d’y passer la moitié d’une journée.

CECI EST UNE MAUVAISE EXCUSE, j’en conviens. Mais peu importe puisque ça ne s’est jamais fait, la séance étant complète, et quand je dis complète je veux dire prise d’assaut par des ado à frange des deux sexes.

«-Du coup, on fait quoi ? Me demande l’ouvreuse, l’air de se demander si elle va me mettre une droite tout de suite, ou essayer d’abord de m’égorger avec un ticket.
-J’avais décidé de me faire un film médiocre de toute façon.
-Correction, tu avais décidé de t’en faire 4.
-Le 3 a certaines qualités.
-Comparé au 1, pour sûr mais ne va pas non plus me faire croire que c’est le young adult de l’année.
-J’ai jamais dit ça.
-Je confirme. Et tu m’as pas dit non plus ce que tu comptais faire à la place de rager sur Peeta.
-… « Spectre » dans 5 minutes… ALEA JACTA EST, ouvreuse ! Edite le goddamn ticket ! »



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17 déc. 2015

Satan m’habite


Attention, feel good movie incoming.
Mais pas dans le sens que vous croyez. 2015 a été un cru assez sympathique, tout bien considéré, ne serait-ce qu’à cause de « Mad Max Fury Road » qui à lui seul a relevé le niveau de l’ensemble de l’année.
Le niveau et le moral de toute personne qui attache un minimum d’importance à ce truc tellement surfait de nos jours : la MISE EN SCENE bon sang de bois, LA MISE EN SCENE.
Négliger cette dernière au cinéma c’est à peu près aussi logique que de négliger la discrétion quand on est espion, la cuisson des viandes quand on participe à « Top Chef » ou la présence d’une paire d’aile sur un avion long-courrier. D’ailleurs, si George Miller n’est pas sacré meilleur réalisateur aux prochains Oscars, je préviens, je hurle. Je hurlerai aussi quand l’Âcâdémie lui sucrera celui du meilleur scénario (j’entends déjà les « ohlol le scénario de « Fury Road » PTDR » d’une partie de mon lectorat. Attendez mon billet vous… ATTENDEZ… (« Ca fait 10 ANS qu’on l’attend !!! » => je peux fermer ma parenthèse ? Merci). Accessoirement, j’estime qu’il lui faut aussi le meilleur film, au moins une nomination pour Tom Hardy (SI.), une statuette pas conquise à grand coup de stratégie honteuse style « j’ai pris 10 kilos pour ce rôle et porté un dentier » pour Charlize Theron, et une pour Nicolas Hoult ou Hugh Keays-Byrne.
Une palanquée de récompenses techniques, rien pour la bande originale et un meilleur film là-dessus.

Et si « Régression » d’Alejandro Amenabar pouvait récupérer au cœur de ce hold up quelques nominations, alors je serai vraiment ravie.
Parce qu’à un tel niveau de maîtrise, l’Ibère du concours mérite tout notre respect. Une fois encore. A chaque film, Amenabar prend de nouveaux risques, modifie sa manière de raconter, se frotte à des nouveaux sujets, tous aussi exigeants les uns que les autres.
« Agora », reste encore maintenant un des plus beaux films que j’ai jamais vu, une œuvre d’une densité folle, qui aujourd’hui plus que jamais s’avère essentielle, tant elle épouse les dynamiques qui nous oppressent.

Après quelques années à manger des tapas en réfléchissant à son prochain chef d’œuvre, Alejandro Amenabar, fer de lance de ce cinéma espagnol que la France entière devrait envier si elle n’était pas littéralement hypnotisée par Kev Adams, revient, avec un film qui se donne presque l’air de n’être rien du tout.
Mais qui, garanti sur facture, s’avère être un sacré tour de force.



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18 nov. 2015

« Là où je vais, il n’y a pas besoin de route ! »


Ooooh, oui, je sais. Je sais ce que vous êtes en train de vous dire derrière vos écrans : « Gnagnagni, elle ne chronique que des films que PERSONNE n’a vu, que fait-elle de cet hypothétique billet sur « Mad Max : Fury Road » ? Qu’elle nous rembourse notre… bande passante ? »

Avec joie, les amis !

Non.

En fait, le mieux que je puisse faire présentement est de vous livrer un nouveau billet sur un film que personne n’a été voir, encore moins que le dernier Maïwenn, cette réalisatrice en état de grâce depuis « Polisse », son inaltérable chef d’œuvre tellement « vrai », et « poignant », ah ça, cay du cinéma véritay ou je ne m’y connais pas !

NON.

(que le chevelu à la laryngite persistante me pardonne cet emprunt)

Mais trêve de digressions, j’ai un potimarron à découper qui m’attend sagement dans la cuisine et il me faut avant ce duel au sommet m’acquitter de cette mission sacrée qu’un jour Dieu me confia : répandre de par le web des phrases trop longues dans le but pas toujours atteint de vous parler intelligemment une fois sur dix d’un truc que j’ai vu sur un écran.

En avant pour « The Walk », de sa sainteté Robert Zemeckis.



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