30 août 2017

La vérité si je mens


Après le médiocre épisode de la semaine dernière, « Game of Thrones » avait la lourde tâche de conclure cette première moitié de son ultime saison en beauté, avec autre chose, si possible, que du bricolage scénaristique et une mise en scène en dessous de ses ambitions.

Bon, ce n’est pas parfait, car cet épisode conserve certains défauts de la saison, prenant des raccourcis trop faciles ou oubliant de nous délivrer des informations essentielles pour une lecture cohérente de certains arcs. Quant au travail de Jeremy Podeswa à la mise en scène, il reste dans la droite ligne de ce que ce réalisateur peut faire sur la série depuis 2015, à savoir un travail intéressant caractérisé par une vraie délicatesse. On lui doit en saison 5 les épisodes « Kill the Boy », où mestre Aemon mourrait en appelant son frère Aegon (winkwink) mais aussi « Unbowed, Unbent, Unbroken », un épisode déstabilisant car on y trouvait à la fois la ridicule attaque des Aspics des Sables dans les Jardins Aquatiques, et la scène du mariage et du viol de Sansa, qui au contraire, brillait par une atmosphère trouvant le juste équilibre entre ce qu’il fallait montrer et ce qu’il fallait comprendre sans rien en voir. Podeswa avait confirmé sa capacité à emballer des scènes subtiles et dérangeantes en saison 6, dont il a réalisé les deux premiers épisodes, contenant entre autre la fameuse scène où Mélisandre révèle son vrai visage et celle de la résurrection de Jon.
En gros, je crois que Podeswa était un bon choix pour ce final puisqu’il trouve le ton juste, à chaque moment clé de l’épisode.
Ceci dit, globalement, nous avons là une conclusion satisfaisante pour cette saison 7.1, avec un dernière épisode plutôt bien sympa dans le fond.

Le thème du jour : la véritay. Et les conséquences des mensonges. Tous les personnages se retrouvent confrontés à ces deux pôles durant cet épisode et doivent payer le prix des dissimulations.


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24 août 2017

Wrath of the Night King

Okay, gens, this was episode 9, but 6, but vous m’avez suivie. Forcayment, un épisode plein de choses choquantes et roxxatives.

Bon, la vérité, c’est surtout que cet épisode était en demie teinte et que bizarrement, la partie qui fonctionnait le mieux n’était pas celle au-delà du Mur. Celle-ci avait beau en effet être sur le papier la plus excitante n’avait au final pas la moitié de la tension de l’arc de Winterfell. Qui dans cet épisode redresse bien la barre par rapport à la semaine dernière, même si fondamentalement, il reste un brin couillon. Mais la mise en boite était tellement anxiogène ici que je suis prête à pardonner beaucoup.

Cet épisode, sobrement intitulé « Death is the ennemy », était réalisé par Alan Taylor. Réalisateur récurrent des saisons 1 et 2 (on lui doit entre autre les finale de ces saisons), il partit vers de plus verts pâturages pour s’en aller mettre en scène « Thor 2 » et surtout le sinistre « Terminator Genysis ». Il démontra alors, par deux fois, ses difficultés à gérer tout ce qui pouvait avoir de l’ampleur ou comporter de l’action. Et sans grande surprise, pour son grand retour dans la série, il expose les mêmes faiblesses que sur ses longs métrages les plus récents, échouant à donner à l’au-delà du Mur la dimension et la puissance que l’on en attendait.
A sa décharge, il ne se fait pas aider non plus par le scénario qui se montre paresseux à l’extrême concernant ces évènements.



Au final, cet épisode 6 s’avère être pour moi et de très loin, le plus mauvais épisode de cette saison. Ceci n’a rien à voir avec le fait que je ne sois fait spoiler une partie de son contenu. Je considère que même si l’effet de surprise ne jouait plus pour moi, la qualité d’une mise en scène et d’une écriture devraient suffire à produire d’autres émotions qui ne sont jamais apparues, à la fois parce que tout ce qui conduisait à cet évènement était écrit en dépit du bon sens, mais aussi parce que la mise en scène plus fonctionnelle tu meurs échouait à créer un réel climat de tension.

En réponse à l’épisode de la semaine dernière, qui évoquait largement l’ascendance et ce que l’on hérite de ses ancêtres, celui de cette semaine faisait la part belle à ce que l’on laisse à ses héritiers, thème amorcé la dernière fois par Cersei. Notre génération montante est en effet désormais en position de changer le monde, un monde qu’elle cèdera à ses descendants.



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16 août 2017

« Who’s your daddy ? »


LA BOMBE §§§§§ LA BOMBE §§§§
L’énorme bombe lâchée dans l’épisode du jour !!!

C’est tellement énorme et tellement énorme qu’on va en reparler dans le corps du billet, mais c’est énorme, n’est ce pas ?
Et je suis colère ! Totalement ! Parce que je trouve que c’est idiot, d’un bout à l’autre ! Chevaleresque un peu aussi, ok, et mignon. Mais c’est idiot !

Bouh

Ceci dit, avant que je ne vocifère sur LABOMBE, il va y avoir du boulot parce que l’épisode du jour avançait très vite, sans temps mort, avec énormément d’informations et d’éléments à prendre en compte. C’était à bien des égards aussi, un épisode de transition après celui de milieu de saison la semaine dernière, mais comme il ne reste maintenant que deux heures de « Game of Thrones » pour cette année, le moins que l’on puisse dire, c’est que les 56 minutes écoulées étaient pleines comme un œuf.

Au cœur de cet épisode, la filiation et le poids des héritages et la nécessité de s'unir dans ces temps d'apopocalypse. Oui, "apopocalypse" parce que pour le moment, la menace arrive à son train de sénateur, donc on va pas non plus commencer à s'agiter trop tôt.

Hmmm, tu sens mon ton mi-blasé mi-désemparé ?
Oh, c'est trois fois rien !
L'épisode du jour m'a franchement énervé deux fois. La première, c'était pendant le visionnage. La deuxième, c'était pendant la rédaction de ce billet. Et là, je suis colère, mais vraiment. Mais du genre VRAIMENT.
On en reparle à la fin , les gens.



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09 août 2017

Enfant de dragon

Ayé, c’est déjà la mi-saison ! Il ne reste plus que trois épisodes cette année et 9 en tout avant que la série ne se termine !

Ce coup de bourdon…

Mais ne déprimons pas avant l’heure, réservons cela au générique de l’ultime épisode de la série et profitons plutôt du temps qu’il nous reste.

Notion phare de ce billet et de l’épisode : LE CERCLE, LE CERCLE LES GENS !!!

Le cercle qui vaut aussi pour moi visiblement car chaque semaine se produit quelque chose qui m’empêche de voir l’épisode/d’écrire mon billet/les deux en même temps. Un cycle qui se répète, encore et encore, et qui, avec la chance que j’ai, devrait se poursuivre jusqu’à la fin de cette saison.
Nan mais considérez un peu l’enchainement : dimanche soir, je constate que mon PC est victime de blocages intempestifs qui seront finalement réglés le lundi matin. Le temps de visionner l’épisode et une autre nouvelle tombe : la box a grillé, ce qui m’oblige à raid sur une boutique orange avec l’appareil daycayday sous le bras. Le temps de revenir, PAF, devine, l’ordinateur est à nouveau victime de blocages….
NON MAIS TU LE CROIS CA ?

J’ai bien entendu vos conseils de sacrifices, et j’y ai répondu par la positive en mixant deux avocats et après des pois chiches. Du coup, ça semble fonctionner. Plus de blocages, et pour le moment, de l’Internet, ce qui va me permettre, tenez-vous bien, de récupérer des lolshots et de mettre en ligne.
Par contre, désolée les gens, pas de Point Chiffon cette semaine. J’aurais eu des choses à dire, mais je préfère attendre un peu pour développer tout ça plus tard.

Un billet qui sort un petit peu sur les rotules, comme vous pourrez le constater, j'ai été assez incapable de ne pas partir dans tous les sens, et j'ai galéré, comme jamais je crois, à l'écriture (je ne compte plus les paragraphes effacés et réécrits et re effacés...).
Chuis une petite chose fragile que voulez-vous, un rien me déstabilise.

Mais pas de panique ! Il y aura d'autres Point Chiffon cette saison, d'autres montages vidéos qui vous font saigner des yeux (je voulais en faire un avec "LEEEEEEEROOOOOOY", mais bon, pas eu le courage), et des billets moins bordéliques.
Donc merci de ne pas me faire de remarque du style "Huhu, c'est pas top cette semaine, huhu", ou je risque de vous Dracarys la face.
En tout bien tout honneur parce que je vous aime, dans le fond.
Presque autant que j'ai aimé cet épisode qui ma foi n'était même pas un supeeeeeerbe épisode. Ok, son final était...




Bon d'accord, il était vraiment bon, de bout en bout, mais un je ne sais quoi m'a empêché de monter au rideau.
Ceci étant dit, j'ai aussi trouvé que cet épisode était le plus gameofthronesque de tout "Game of Thrones", dans son fond comme dans sa forme (une forme avec 0 boobshot au compteur, comme quoi, hein, ce n'est pas indissociable de la série contrairement à ce que l'on entend trop souvent).
Sans aucune forme de pitié pour vous, je vous laisse donc avec ce billet, que j'ai farci de lolshots pour me faire pardonner du retard.
Bisous.



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02 août 2017

« First, they meet… »


Ouh l’épisode étrangement satisfaisant dont le caractère jubilatoire repose essentiellement sur le fait que ceux que l’on voudrait voir mordre la poussière viennent de pwned ceux qu’on voulait voir gagner et on n’arrive même pas à être désolé pour eux !!!

Ouh l’épisode satisfaction pour les yeux aussi !!!
Sérieusement, l’immense majorité des plans de ces 55 minutes était somptueuse. Le travail sur la lumière était à son top niveau, en particulier sur tous les plans en extérieur de Peyredragon. Mais le reste était du même tonneau.
A défaut d’avoir toujours des arcs satisfaisant, on se rince bien la rétine.

Alors quoi qu’il se passe dans l’épisode du jour, mais plein de trucs les gens !!! Du concours de kiki comme on en avait plus vu depuis au moins deux saisons ! Des gestions de temporalité pas toujours très bien exprimées produisant de magnifiques effets kiss cool aptes à alimenter moult easy jokes et autres meme rigolol ! De l’amooouuuur ! Des dragons ! Des punchlines qui piquent au fond de la gorge tellement on te les enfonce fort dans la bouche !

Bref, « Game of Thrones » est là ! « Game of Thrones » est parmi nous !!!



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26 juil. 2017

Chroniques de Westeros : La merguez, les pois chiche et les Aspics

C’est donc avec un léger retard que j’ai pu visionner l’épisode du jour. Ironiquement parce que j’étais à Dorne ce weekend et qu’outre les festivités, la chaleur m’a un ‘ti peu séchée sur pied.
Sérieusement, me parlez plus de cigales.



OR DONC VOICI le tout nouveau tout beau tout frais sorti de carton d’HBO épisode 2 de la saison 7 de « Game of Thrones », l’épisode du « Oh ben ça tombe bien alors ! », celui aussi ou quelque part, tu apprends un peu à aimer Euron Greyjoy, ce qui n’est pas un mince exploit.

« Stormborn », le bien nommé, citant aussi cette semaine abondamment la saison 1. D’où le fait qu’il soit bien nommé. Le « Stormborn » ici est moins Daenerys, que l’on voit somme toute assez peu, que la série elle-même ou du moins son intrigue. la tempête qui ouvrait cet épisode a été initiée en 2011, par des évènements qui nous sont peu à peu rappelés durant cette heure.

Un épisode qui arrache aussi comme un vieux pansement deux arcs lépreux pour notre plus grand plaisir.
Sans plus de cérémonie, je vous propose de vous plonger avec délice dans les méandres de cet épisode qui fait genre qu'il est là pour faire de l'exposition alors que pas du tout en fait, mais attendez voir, l'épisode 3 sera sans doute bien pire, dans le sens meilleur, bref, vous voyez ce que je veux dire.



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18 juil. 2017

« Tell the world I’m coming home »


Avant de commencer ce billet, je voulais dire un petit mot sur un sujet qui à tout à voir avec les lignes que vous allez lire. Si vous êtes abonné à la page Facebook, vous avez pu suivre mes problèmes durant cette journée concernant tout d'abord ma connexion internet puis mon blog qui refusait de me laisser modifier le billet que j'avais enregistré.
Depuis toutes ces années où j'écris, je pense que vous avez compris que je ne maîtrise strictement rien à la partie technique de cette boutique. Aussi, confrontée au problème de modification, j'ai appelé celle qui sait s'y prendre, le Grand Architecte, à la rescousse. Qui a réglé le souci en moins de 10 minutes #balaise.
Si vous avez quelqu'un à remercier aujourd'hui c'est elle, sans qui vous ne pourriez pas lire ce billet (ni voir mes montages pourris). Mais il faut que vous sachiez que sans elle, ce blog n'existerait tout simplement pas. C'est en grande partie grâce à elle et à son soutien que je me suis lancée dans cette aventure il y a maintenant plus de 10 ans je crois bien, parce qu'elle m'a donné la possibilité technique de le faire. Et au-delà, m'a toujours soutenue dans l'entreprise, et ce à tous niveaux.
Merci encore, du fond du coeur.
Pourchasser Glen Cook dans les couloirs d'un festival, ça aussi ça crée des liens.

Et maintenant, un générique fait maison, au bon parfum des années 90...




Putain, sept ans… ça commence à faire vachement sérieux cette affaire. Sept ans de rendez-vous printaniers désormais convertis en rendez-vous estivaux WHO CARES ? et nous voici, mes bien chers frères mes bien chères sœurs, réunis pour la dernière saison de « Game of Thrones ».



OUI LA DERNIERE parce que je ne suis rien qu’une grosse chieuse rebelle qui refuse de concevoir l’existence d’une saison 8. Appelez-la « saison 7, 2è partie », « saison 7.2 », peu me chaut mais diantre, « saison 8 », que ça sonne mal : 7 dieux, 7 couronnes, 7 mercenaires, 7 Stark, 7 samouraïs, le Clan des 7, bref, on se comprend, tout dépassage du chiffre 7 dans la série est une aberration.




Ne me juge pas, merci


Saison 7 première partie donc, ce qui signifie plaisir raccourci, puisqu’en lieu et place de nos dix épisodes annuels, nous n’en aurons que 7 cette année (VOUS VOYEZ ? 7 !!!§§§) et 6 l’an prochain, mais d’une indécente longueur si j’en crois ce qui se murmure partout sur le web.

Mais nous n’en sommes pas encore là les amis, OHNONNONON, loin de nous est encore le jour où Hot Pie s’assiéra sur le Trône de Fer, défiant tous les pronostics sauf les nôtres parce que sur ce blog, on a la clairvoyance TMTC.

Et c’est armé de ce don de seconde vue, que nous nous retrouvons dans la joie, et dans l’incertitude la plus totale car qui sait ce qui se passera cette année ? Personne. Et quand je dis Personne je ne parle pas de Jaqen H'gar.
En revanche, on sait ce qui s’est passé l’an dernier…


Après ce résumé aussi partial que frappé du sceau de la pourritude (ce mot existe en klingon, promis), il est grand temps de nous lancer à corps perdu dans cet épisode 7.01, sobrement intitulé « Peyredragon », ce qui est une brin abusé compte tenu que l’on a droit au tour du propriétaire qu’à la toute fin de l’épisode, mais bon, on va pas chipoter, de toute façon ça aurait fait mauvais genre de l’appeler « Recap et mise en place », quand bien même tout le monde sait très bien que c’est la même chose TOUS LES ANS depuis 7 ans, alors hein, on ne la nous fait plus.



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29 juin 2016

Gods save the Queen


"Lalalalalalalalaaaaaaaaaaaa !!!! la la lalalalaaaa lalalaaaaaaaaa !!!!!"
UN AN !
Enfin un peu moins d'un an avant de pouvoir redécouvrir ce générique merveilleusement évolutif (hmmmmmm, cette modification d'emblème sur Winterfell..... BEST TIME EVEEEEEER !!!!), écrire des billets pendant des jours (DES JOURS !!!) tout ça parce que 1) je suis mal organisée, 2) mine de rien, c'est moins facile à faire quand on ne sait plus du tout ce qui va se produire !

Je crois que c'est la première année que la fin de "Game of Thrones" me laisse à ce point nostalgique. Sans doute parce que cette fois, c'est sûr, nous sommes dans le flou le plus total sur tous les endroits de la carte. Entre l'inconnu et les modifications drastiques de l'histoire, lecteurs et non-lecteurs sont réellement à égalité.
Et ça fait du bien.
A D&D aussi, qui ont, c'est confirmé, trouvé le ton parfait, enfin réussi à faire leur série, débarrassée du poids des livres, capable de suivre ses propres voies, d'assumer ses choix, d'imposer sa propre ambiance. Les gars, si vous continuez à mettre vos épisodes dans les pattes de mecs comme Miguel Sapochnik, c'est que vous avez tout compris (edit : non en fait, mais il est peut-être juste indisponible).
"Game of Thrones" arrive à sa conclusion, une conclusion qui ne souffre pas la demie-mesure, qui a besoin de souffle, d'ambition et surtout d'un point de vue. Le votre, ou celui d'un metteur en scène capable de transcender cette histoire.

Une histoire qui se déroule hors des clous fixés par GRR Martin. Une histoire qui existe pour elle-même et qui nous rappelle que comme la légende arthurienne a autant de versions qu'elle a eu de conteurs, les récits sont vivants, fait pour ceux qui les écoutent mais surtout pour ceux qui les disent. Ils sont une matière vive, qui ne demande qu'à renaître encore et encore sous autant de formes qu'il y a de voix pour les chanter.



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26 juin 2016

Snowbowl

Alors ça va ? On est bien là, plus d'une semaine après la sortie de l’épisode le plus foufou de toute la série, voir l’un des plus « OMAGAD WHAT’S GOING ON ? » de l’histoire récente de la télévision ?

Pour les deux trois rageux qui n’ont padutou apprécié « The Battle of the Bastards », je tiens juste à préciser que je qualifie l’épisode de « foufou » et d’historique en premier lieu pour son ampleur et son ambition visuelle assez inédite dans ce medium. Considérations d’écriture et de ressenti personnel mises à part, il est difficile de ne pas reconnaitre la qualité de la mise en scène ou le fait que cet épisode se donne les moyens de ses ambitions pour au final s’en sortir plutôt très bien, compte tenu de son format, et du budget à disposition.
Budget qui pour une série télé est tout de même assez colossal, mais qui reste étroit dès lors que l’on souhaite mettre en scène deux batailles, sans réelle ellipse pour l’une des deux.

Bien, maintenant êtes-vous prêts pour le billet le plus bordélique de toute l’histoire de ce blog ? Alors accrochez vos ceintures, on y va les gars.



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19 juin 2016

Mon nom est Personne


L’épisode 8 est traditionnellement celui du calme avant la tempête. Calme, cela fut relativement, car dans la lignée de l’épisode précédent « No One » est plutôt habile quant à sa manière d’instaurer un climat, une tension…
Et il faut aussi saluer une mise en scène plutôt élégante, qui utilise beaucoup d’effets simples pour créer cette impression angoissante de menace rôdant derrière chaque épaule.

On s'approche donc du climax de l'épisode 9, ce qui signifie que nous ne reverrons certainement plus la majorité des personnages présents dans ce "No One" avant le dernier épisode, "The Winds of Winter". Un titre qui me donne des sueurs froides.
On peut déjà prendre les paris pour de la vignette, pitet même un montage pour Sam et Vère, Arya, Sandor, et bien entendu, notre cher lord Friendzone.

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15 juin 2016

62


This, madame, is un épisode de transition !

Comme tout le monde se prépare pour le Bastard Bowl et qu'il reste tout de même 2 épisodes à patienter, autant qu'il s'y passe deux trois bricoles histoire de préparer les trucs qui ne manqueront pas de se produire la saison prochaine. Car comme chacun le sait, "Game of Thrones" c'est 10 épisodes par saison dont 2 de récap, 4 de progression, deux de transition, un épisode 9 où il se passe des trucs, et un épisode 10 de conclusion. Donc les gens, pour la plus grosse partie des intrigues la saison sera terminée à partir de l'épisode 8. Deal with it.

Il serait mal venu de bouder notre plaisir cependant car la qualité est au rendez-vous, moi un peu moins par contre, du coup, je vais publier ceci à quasi 15 jours de décalage. Et le billet du 8 dans la foulée parce que... ben parce que, voilà !
Qu'avions nous à nous mettre sous la dent cette semaine ? Plein de choses, à commencer par trois come back, TROIS ! Un nouveau personnage comme "Game of Thrones" sait si bien les faire à savoir classe à pas très cher, mais efficace, et la poursuite d'une conclusion d'arc qui s'avère bien moins foireuse que l'arc en question.
Définitivement, la série a trouvé son ton et son rythme.



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01 juin 2016

Notre belle famille


Avec son titre « Blood of my Blood », ce sixième épisode ne pouvait qu’enfoncer ses gros doigts boudinés dans l’obession de cette saison pour le retour au passé et la réunion familiale. Bam, twingo les gars, on a eu le droit à un peu de tout cela cette semaine, dans un épisode qui fonctionne comme le complétement essentiel du précédent. Les regarder à la suite révèlerait sans doute leur fonctionnement cohérent l’un avec l’autre, comme deux moitié d’un même épisode étalé sur deux heures.

Cette semaine, c’est le retour à la famille, au « sang de mon sang », qui dynamise le récit. Entre les retours imprévus de gens oubliés depuis longtemps, les loyautés retrouvées ou définitivement perdues, l’épisode gravite autour de ces liens du sang qui sont il est vrai depuis le départ au cœur de « Game of Thrones ».

Cette saison a trouvé je crois une vraie cohérence, plus qu'aucune avant elle. Les thèmes au cœur de ces 6 épisodes sont traités, semaine après semaine, avec un vrai souci de tisser un lien entre eux. Débarrassés du poids des livres et de la vision de GRR Martin, D&D peuvent se livrer à un travail d'adaptation plus libre leur permettant d'être plus efficaces dans leur façon d'aborder le récit.

"Blood of my Blood" prouve à nouveau que nos showrunners sont sur la bonne voie. Et que le fait de ne plus avoir l'ombre des livres publiés sur notre épaule et la leur permet à la série se trouver son ton juste. Peut-être pour la première fois depuis 6 ans.
Avec l'épisode de le semaine dernière, je trouve que l'on a deux productions extrêmement claires dans ce qu'elles cherchent à exprimer, très efficaces, sachant dire l'essentiel.



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30 mai 2016

C’est ton destin

Non mais vous le croyez ça ? Lundi, je récupère mon épisode de bon matin en sifflotant « lalala, je pourrai mâter ça en rentrant du boulot » et là, BAM, 8 heures en travers de la figure, mmmmmoooooookaaaaaaay, avec un peu de bol, le temps va se compresser autour de mon PC et « lalala» je rentre pour découvrir que PADUTOU au contraire, on est bloqué sur 6 heures les gars.
A ce stade, tu hésites entre le karma ou une grève de la CGT dans ton ordinateur. Les deux options sont possibles. Pour ne pas dire cumulables.

Un visionnage en streaming plus tard, je commence ma rédaction, mais same old song que la semaine dernière, je me fais rattraper par le boulot, et donc pas le choix, je bricole chaque soir et décide de consacrer mon vendredi au billet et là CAYLEDRAME : je renverse de la bière sur mon clavier.



Putain oui, Morpheus, je l’ai !

Un nouveau clavier plus tard, me voici prête pour l’épisode de la semaine.

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22 mai 2016

Le Chant de la Glace et du Feu

Mais qu'est-ce donc que ceci ?
Le billet sur l'épisode 4 ! Publié la veille de la diffusion de l'épisode 5 ?

Mieux vaut tard que jamais, comme disait Mussolini en faisant passer ses troupes en France en juin 1940.

J'étais comme vous, innocente et naïve, persuadée que le lundi de Pentecôte me serait propice à la rédaction et la publication en temps et en heure d'un texte enrichi de lol gifs et de vidéos de bon aloi, mais la vérité, c'est que les deux jours ayant précédés, je me suis retrouvée en terre Tully, à enterrer une vie de jeune fille par une température de -15°, ce qui pour un mois de mai n'est pas franchement banal, et qui aura surtout eu pour conséquences un état de fatigue avancé (parce qu'on s'est tout de même globalement couchées plus tard que les dames du Dosh Khaleen) et une crève n'ayant jamais aussi bien porté son nom.
Suite à ça, alors que je me jetais de bon matin le lundi sur ma crèmerie habituelle afin d'y recueillir le Saint Graal en forme d'épisode 4, je me prenais un temps d'attente de 8HEURES dans la margoulette, chose si indécente que je suis illico retournée me coucher. 10 heures de coma plus tard, l'épisode n'était toujours pas arrivé, j'ai donc définitivement renoncé à publier quoi que ce soit avant la fin de la semaine.

Parce que c'est pas fini : une semaine soit disant raccourcie, ah ah, ouiiiiiiiii, en pleine période de passage d'oraux, tu parles Charles Dance, on va vachement trouver du temps pour faire autre chose que larver dès le franchissement des portes de l'établissement, la tronche en ballottage défavorable au-dessus de paquets de copies qui aussitôt terminés se mutent en dossiers à corriger. Après, j'ai appris des trucs renversants : que Galilée avait été incarcéré pendant 359 ans, comme quoi, la justice du Vatican ne déconne pas avec la rotation des planètes, ou qu'une inondation était le meilleur moment pour faire sa lessive.

Mais trêve de roman de ma vie, car comme vous pouvez le constater, ce récit n'a pour but QUE de vous faire lanterner un peu plus encore avant de lire le billet.
Que je dédie à Lady de Cambois, qui se reconnaitra, même si elle ne lira sans doute ceci que dans plusieurs mois, étant donné qu'elle n'en est encore qu'à la saison 1.

L’épisode du jour était tout entier placé sous le signe des alliances étrangement assorties, des partenariats de circonstance dictés par une loi et une seule : la survie. L’intérêt commun aura pendant 55 minutes présidé à toute décision de la part de nos protagonistes préférés, réduits devant des menaces qui les dépassent, à mettre un mouchoir sur leur querelles et inimitiés afin de défaire un ennemi commun.

Les épisodes avec un fil rouge se concentrant sur moins d’intrigues sont toujours les meilleurs de « Game of Thrones » et celui-ci ne fait pas exception. Globalement on a une très belle mise en scène, qui tape juste dès qu’elle tente de nous dire quelque chose autrement que par le dialogue, un montage qui fait dialoguer les scènes entre elles sans nous donner l’impression de juxtaposition des semaines précédentes, bref, un travail intéressant pour un épisode qui ne l’est pas moins.

Le thème du jour était donc les alliances improbables comme celle de la glace et du feu :
-Sansa s’enflammant pour la reconquête de Winterfell face à un Jon plus frileux.
-Olenna échaudée par la perspective de l’humiliation de sa petite fille et la froide détermination de Cersei.
-la colère de Missandei et Ver Gris attisée par un Tyrion glacial de pragmatisme.
-l’impérial final d’une Daenarys hiératique dans son écrin de flammes.



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09 mai 2016

"Promet-m...." OWNED !!!!


"Game of Thrones" est un diesel. Une série de 10 épisodes par saison qui se paye le luxe de ne faire démarrer réellement son action que dans son épisode 4, ou 5, ça dépend de la force du vent. La faute à quoi ? A plein de facteurs cumulés, qui ont tous la même cause directe : le public de la série. Ou plutôt la perception que producteurs et créateurs de GoT ont de leur public.
HBO a fait de "Game of Thrones" sa poule aux oeufs d'or. Lorsque la série a été lancée, je pense que tout le monde en haut lieu savait qu'elle toucherait a minima le lectorat de GRR Martin, mais que les caractéristiques même des romans draineraient assez vite ceux qui d'ordinaire, ne s'intéressent pas beaucoup à la fantasy.
D&D sont tenus de toucher le grand public, et ce public doit être le plus large possible. Un pari tenu haut à la main, mais qui impose quelques contraintes. Par exemple, ils se doivent de tenir compte des personnages chouchou du public et de nous les recaser un maximum d'épisode en épisode, même s'il n'y a rien à dire à leur sujet. Ils doivent aussi récapituler au début de chaque saison les évènements de celle passée et poser le plus clairement possible ceux à venir. Ce qui dans une série aussi riche en personnages et en arcs que "Game of Thrones", revient à s'imposer une introduction de quasi 2-3 épisodes chaque année. Tout ça parce qu'ils sont convaincus que le public de la série n'est pas forcément le plus assidu du monde. L'immense majorité des spectateurs de la série se contente d'une saison par an avant de repartir vivre sa vie. Dans l’intervalle, ils ne revisionnent pas les épisodes, ne lisent pas les livres, s'intéressent à autre chose, oublient, bref, reviennent au printemps avec une mémoire à réactiver. Et pour se faire, pas vraiment d'autre choix que de refaire le point sur les intrigues et les personnages.
Chose qui prend un temps considérable.



Mais c'est la rançon d'être une série populaire, très regardée, ce qui lui permet d'être aujourd'hui dotée d'un budget conséquent, capable de donner un aperçu plus que correct du monde imaginé par George RR Martin. Car soyons honnêtes, nous avons été nombreux à déplorer le manque flagrant d'argent dans la première saison. Or pour obtenir davantage de budget, il faut faire de l'audience et pour faire de l'audience, il faut aller chercher le public le plus large possible avec les dents. On ne peut pas vouloir des dragons, des loups garous, des White Walkers, des batailles, des figurants en masse, des costumes clinquants et une grande variété de décors, pour donner corps à une série de fantasy qui aujourd'hui se montre visuellement le plus souvent convaincante, et rechigner devant les moyens employés pour obtenir le budget en question.
C'est une question de compromis.

Il faut donc accepter que "Game of Thrones" soit une version digest des romans de GRR Martin, qu'elle simplifie les enjeux à extrême. C'est le prix à payer pour venir rager ici toutes les semaines dans la joie et la bonne humeur.

Ceci étant dit, l'épisode du jour se contente de passer la seconde, par rapport aux précédents. Mais en prenant davantage son temps sur chaque lieux visité (à quelques exceptions près), il parvient à être plus cohérent que les deux autres, parce qu'il commence enfin à ressembler à un vrai bon épisode de "Game of Thrones". La saison vient officiellement de commencer.



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05 mai 2016

R’hllor lift us up where we belong

BOOONJOOOOUUUUR !!!!!!!!

AHAH ! Vous ne vous y attendiez pas à celle-là ! 4 jours de retard, bon sang mais c’est du jamais vu, c’est quoi ce scandale ?

Alors premièrement, toutes mes confuses. Je vous avais prévenu, c’est assez difficile pour moi d’anticiper cette année ma capacité à publier le lundi soir ou le mardi matin. La première semaine, j’ai eu semblerait-il du bol, et celle-ci, pas de chance.

J’ai fait de mon mieux, je le jure m’sieur le juge. En plus sincèrement, l’épisode cette semaine, il était bien. Enfin, « bien », vite fait. De biais et dans la pénombre. Mais c’était tout de même supérieur à la semaine passée.

Mais il sera forcément moins bien que celui de la semaine prochaine. Rapport à… bref, no spoilers.

« Home » signe quelque part la vraie reprise de la série, en tant que premier épisode à faire réellement démarrer les intrigues. Pourtant, rien de bien glorieux à se mettre sous la dent, même s’il s’agit là d’un épisode à deux dragons et un loup, tous trois disposant d’un temps d’antenne relativement conséquent.

Vous avez été quelques-uns, ce qui de mon point de vue se traduit par nombreux, à me réclamer un Point Chiffon cette semaine. Alors premièrement, merci, c’est une grande et agréable surprise pour moi de constater que vous les appréciez Oo.
Malheureusement, je n’ai pas vraiment trouvé matière à discourir sur les costumes cette semaine. J’aurais pu enchainer des platitudes qui n’auraient pas eu grand intérêt. Pas de panique, dès que l’occasion se présentera, j’en ferai un nouveau.

J'en profite aussi pour remercier tous ceux qui m'ont prestement envoyé des liens vers des banques de lolshots. Vous m'avez fait gagner un temps précieux ! Et j'en profite pour vous dire aussi, au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, que cette année, j'ai décidé de me remuer l'arrière train, et de bricoler moi-même certaines images. Vous les reconnaitrez très facile, ce sont les plus laides, en Comic Sans, parce que je privilégie surtout la qualitay.

Mais stop au lançage lancement lancer de fleurs, trêve de courtoisies, penchons nous bien bas mais pas trop sinon ça fait mal aux lombaires, il vaut mieux plier les genoux en fait, sur l'épisode de la semaine, intitulé "Home", dans lequel les personnages vont donc logiquement retourner à leur maison, mais bon, c'est pas non plus une science exacte.

Andiamo.



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25 avr. 2016

Le bâtard de Schrödinger


WOOOOAAAA comment ça déboite, cay incroyable on n’avait pas eu une ouverture de saison pareille depuis JAMAIS en fait !!!

Oh la, ma bonne, réfrène donc ton enthousiasme ! Ne te laisse pas abuser par deux arcs dissimulant fort peu habillement du remplissage sans intérêt en mode gros récap de début de saison pour que nos demeurés de spectateurs raccrochent les wagons (si, c’est précisément ce qu’ils se disent quand ils décident d’inclure dans l’épisode du jour les scènes d’Arya et Tyrion, Margaery, Dany, Cersei et Jaime, Dorne, bref,TOUT ou presque).

Mais bon comme on est tous contents d’être là à regarder cette reprise en douceur de la série qu'on déteste adorer qu’on adore détester on ne sait plus très bien, faisons comme si tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Un épisode de reprise reste un épisode de reprise et malgré la poudre aux yeux balancée afin de faire croire que l’on attaquait dans le vif du sujet dès la première semaine, soyons honnêtes, rien n’a avancé, nulle part.

Avec pour titre « The Red Woman », laquelle a un temps de présence à l’écran avoisinant les 1 minutes 30 pour un intérêt dans l’intrigue de la semaine frisant le zéro absolu, et une façon de ne pas parler du seul truc qui nous intéresse juste pour faire durer le plaisir quelques épisodes de plus, cette reprise a pour unique mérite ses effets de manche qui permettent d’éviter le traditionnel effet : « dans les épisodes précédents » étalés sur 40 minutes. Enfin, «éviter », vite fait…

C’est bon, vous avez toutes vos petites affaires, la ceinture est attachée ? Alors accrochez-vous au pinceau, je retire l’échelle.



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24 avr. 2016

Nouvelle saison is coming (ours is the originalitay dans les titres)



Cette saison, tout sur la routine beauté 100% bio de Tyrion

Salut, les filous et les filoutes à l'allure chatoyante et au verbe bigarré !
Rien qu'un petit mot pour vous informer des rythmes de publication ici concernant la toute nouvelle saison de "Game of Thrones", la 6e, déjà, que le temps passe vite en votre compagnie, il me semble que c'était seulement hier que je découvrais en streaming d'une qualité douteuse le générique de la série et que je me lançais dans la rédaction d'un premier billet qui, je l'ignorais encore, me jetterais sur le sentier de la GLOIRE et de L'ARGENT FACILE sans compter les NUITS BLANCHES et les LENDEMAINS AU BOULOT QUI DECHANTENT, bref, dans ce rendez-vous hebdomadaire que nous avons, vous et moi tous les ans depuis 6 ans, si tu sais compter.

MOI PAS


Toujours plus de points chiffons !


Oui, donc, quoi quand est-ce que mais où est donc ser Ornicar, les billets : quand seront-ils en ligne ? Plutôt le lundi ou plutôt le mardi ou plutôt le samedi soir entre 23h37 et 23h42 ? Et bien, je n'en sais fichtre rien, mais pas le dimanche, c'est certain. Nouveaux horaires obligent, j'ai une plage de travail sur "Game of Thrones" plus restreinte cette année, puisque je ramène du frakking boulot à la maison. Du coup, je préfère tabler sur une publication le mardi vers la fin de matinée, heure de midi, voire, si vraiment les dieux du Nord ne sont pas avec moi, le mardi soir.


Des billets avec de la merguez et des pois chiches

Oui, tout ça pour ça. Arrête de râler, et fais comme notre majesté la reine :



Aller, à mardi, et d'ici là, n'oubliez pas de grow strong.

16 juin 2015

"Hello darkness my old friend..."

Quoi qu’il en soit des saisons à venir, et quelques soient les opinions sur les qualités et les défauts de «Game of Thrones», cette série de fantasy est en train de réaliser un véritable tour de force, passionnant des millions de personnes de par le monde, y compris, et sans doute dans une importante proportion, un public qui d’ordinaire ne goute pas ce genre.
Et tous, habitués ou néophytes, s’affrontent semaines après semaines à grand coup de théories ou de positions morales sur telle ou telle scène.
Se faisant, « Game of Thrones » atteint pleinement un des buts premiers du fantastique, celui de nous faire avant tout réfléchir sur nous-même. Ici, massivement.

Mais avec cette saison 5, elle est également entrée dans une nouvelle ère, inédite, où les adaptateurs se trouvent en position de devoir raconter, avant l’inventeur de cet univers, la suite de l’histoire.
Même si « The Winds of Winter » était publié avant la sortie de la saison 6, cette dernière sera déjà écrite et tournée depuis longtemps. D&D seront donc toujours dans cet inconfortable état.

Alors que cette cinquième saison s’achève, l’heure est venue d’en dresser un bilan qui s’avèrera mitigé. Fondamentalement, cette saison n’est pas mauvaise, mais elle apparait bancale, mal équilibrée.
Pourtant, et c’est porter à son crédit, elle a aussi réussi ses réaménagements de l’intrigue des livres, visant à réunir des personnages normalement séparés ou à donner un peu plus de force à certains arcs.
« A feast for Crows » et « A Dance With Dragons » forment deux tomes au rythme assez lent, développant moins d’intrigues que des personnages pour la plupart en pleine remise en question. La série devait à la fois trouver un moyen de le traduire à l’écran, tout en apportant de quoi remplir 10 épisodes. Un pari délicat, et globalement relevé.

Comme l’avait très finement remarqué ici Melloctopus (qui sera heureux d'apprendre qu'il a gagné le titre de Right True King du Fil Rouge) en début de saison, cette série de 10 épisodes avait pour thème le fanatisme dans toutes ses formes. Et chaque arc en traitait à sa manière, apportant in fine une condamnation de la foi aveugle, qu’elle soit victorieuse ou non.



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09 juin 2015

Allumer le feu

Les attentes pavent les routes d’un pays nommé déception.

Je ressens soudain le besoin de m’envoler très haut, très loin de Dorneville, très loin de Stannis Baratheon, très loin de Meureen. Prendre le recul nécessaire pour digérer un final pas tout à fait visuellement à la hauteur de mes espérances. Enfin disons qu’à la décharge du metteur en scène (monsieur « Noces Pourpres »), ce passage était casse-gueule et qu’il s’est pris les deux pieds dans le tapi.
Sinon, pour le reste ma foi, cela restait dans la norme de cette saison, ni bon, ni mauvais, souvent sympa, parfois juste fonctionnel parfois les deux.
Oui "Game of Thrones" est une série où un truc comme voussavezquoi est un élément sympa et fonctionnel.

Figurez-vous que dans une semaine seulement, c’est la fin de cette saison 5. Une saison controversée, pas toujours très bonne, parfois excellente, déroutante, stupide, prenante et qui marquera sans doute l’histoire de la série comme son ventre mou, sa partie la plus laborieuse. Pas de quoi fouetter un chat, beaucoup de séries connaissent ces transitions en dessous de ce qu’elles sont capables de proposer pour mieux préparer leur grand final.

Quelle que soit la qualité globale de cette cinquième année, il faut lui reconnaitre une construction moins classique que les précédentes, du fait de l’adaptation de deux tomes parallèles, assez riches de contenus et difficiles à condenser en 10 épisodes de 50 minutes. Du coup, j’y reviendrai plus tard, nous avons eu en quelque sorte un double épisode 9, à moins qu’il ne s’agisse d’un double épisode 10, la semaine prochaine nous le dira.
Bon, c'est parti pour l'épisode qui vous fera prendre conscience qu'une bonne mise en scène, ça fait TOUT, et qui vous arrachera le coeur à mains nues.



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