octobre 2015

29 oct. 2015

En bonne et due forme


Oui, je sais, je suis légèrement en retard, rapport à mon rythme si régulier de publication, une fois par semaine depuis trois semaines, c'est fou comme ça prend vite ces petites traditions !
VOUS ÊTES PLUS ROUTINIERS QUE DES CHATS MA PAROLE !!!!

Donc voilà, le billet de la semaine, aucun mérite en plus, c'est un film que j'ai vu y'a 15 jours, facile, profitant éhontément d'un dimanche où j'avais CONGE, un privilège que j'ai remporté de haute lutte à coup de menaces et de... Non en fait, j'ai juste eu du bol, et ça coïncidait avec l'avant première du dernier Joe Wright. Commode...

"Pan" va donc venir grossir les rangs des accidents industriels qui émaillent la saga des blockbusters fourrés au "before he/she was...", "Tartenpion : Origins/Begins", et autres "The never told story" => et se demande bien pourquoi elle l'était, d'ailleurs.
Et là, j'aimerais attirer votre attention sur un scénario désormais trop connu, celui où le studio se tire au lance roquette dans le pied. "Pan" a couté 150 millions de dollars. C'est rondelet. Après son premier weekend d'exploitation, le film a rapporté sur le sol américain (et ce sol seulement) 30 millions de dollars. Ce qui n'est pas forcément glorieux. Mais logique, considérant que "Pan" a été assez mal vendu par la Warner, qui l'a reprogrammé en automne (alors qu'initialement, il aurait du sortir à la fin du printemps), qui plus est dans le ventre mou entre la rentrée et Thanksgiving (cette dernière fête était LE créneau pour les films jeunesse, puisque cela marque pour les Américains l'entrée dans la période des fêtes. Exemple, les dessins animés Disney type "La Reine des Neiges" sortent généralement à l'occasion de la fête du Mercidonnant).
Après un premier weekend d'exploitation dans UN pays, et une campagne marketing pas trop motivée, la Warner annonce pourtant à grands renforts de trompettes que ça y est, c'est la mort dans l'âme qu'elle doit se résoudre à ne pas prolonger l'expérience sur les deux films initialement prévus pour compléter ce qui aurait dû être une trilogie.
C'est moi ou c'est un prétexte légèrement bidon ?

Et je ne dis pas ça en l'air parce que j'ai deux exemples en tête qui prouvent que sur des bilans à l'international, un semi échec aux Etats-Unis peut transformer l'essai de façon aussi sûre et aussi creepy que Farrell Owen.



A ma droite, "Pacific Rim", annoncé comme "tro déceven tavu lol" par ... Warner, ça par exemple, après un premier weekend d'exploitation mitigé, mais qui sur le territoire américain s'est remboursé de moitié (le film a couté 180 millions de dollars et les USA ont rapporté un peu plus de 100 millions). Avec un carton pas possible en Asie (ça par exemple !), le film finalement engrangé un total de plus de 400 millions de dollars, ce qui, si vous n'êtes pas trop des caves en math, nous fait un bénéfice de quelques 220 000 dollars. Mais Warner a tellement bien communiqué dans l'urgence d'un premier weekend sans grand éclat, que pour beaucoup encore, "Pacific Rim" passe pour un échec commercial.

A ma gauche, "John Carter", produit et vendu comme des betteraves par les studios Disney. A la décharge desquels, il semblerait que "John Carter" soit durant la fin de sa production, devenu une licence encombrante, puisque Disney commençait à lorgner sérieusement sur "Starwars". Et qu'à choisir entre une nouvelle marque et l'assurance d'un carton capable de se rembourser intégralement AVANT MEME SA SORTIE, il n'a pas fallu très longtemps pour décider de couler de bateau "John Carter".
Budget ? 250 millions de dollars.
Profit ? Presque 0.
"John Carter" s'est remboursé, point final.

Alors que ce qui ne va pas dans ces trois exemples ?
C'est assez simple, à chaque fois, nous avons de gros budgets qui peinent à démarrer, et qui se voient condamnés à mort par leurs studios au bout de quelques jours seulement.
Attitude plus improductive tu meurs car au lieu de laisser le films s'installer et faire fonctionner le bouche à oreille, on produit un buzz négatif qui revient à dire au public encore à convaincre "n'y aller pas, ce film est nul, regardez, il n'a même pas remboursé 7 fois son budget lors des trois premiers jours d'exploitation !"

Certes, le monde du cinéma est une impitoyable foire d'empoigne où beaucoup de films s'affrontent chaque semaine et où la rapidité d'un succès public est à la fois garantie de profits et de bouche à oreille positif (entre le dit public et les retours sur les bons scores au box office par la presse).
Il faut donc que les films rapportent beaucoup et vite, surtout lorsqu'ils ont coûté quelques reins aux studios. Mais de là ce que les studios eux-mêmes s'acharnent à démolir la réputation de leurs poulains avant même qu'ils n'aient pu faire leurs preuves, il y a une certaine incohérence que j'ai du mal à comprendre.

"Pan" a ainsi été torpillé après une petite semaine de projection. Plus grave, cet échec annoncé par la Warner a coûté à Joe Wright son prochain projet, "Emperor", un peplum sur Jules César. Or, comme il le prouve une nouvelle fois avec son dernier film, Joe Wright est un réalisateur précieux, qui semble bien s'être ici brûlé les ailes.



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20 oct. 2015

Californian twerk


Les rivages paisibles de la Californie ne sont plus qu'un lointain souvenir. Les plages jadis immaculées sont tellement jonchées de détritus que l'on se croirait à Marseille. Vers la terre, s'étend la vision cauchemardesque d'une évocation particulièrement réaliste de la cité phocéenne. Partout le chaos.
Aux violentes secousses sismiques se succèdent les vagues meurtrières des tsunamis, charriant lors du ressac les oripeaux de ce qui fut jadis la Cité des Anges. D'ailleurs, d'ici deux jours, Paris Match fera un super titre larmoyant basé sur ce jeu de mot, avec sans doute la silhouette floue du cadavre d'une blonde pour appuyer le propos.
L'heure est donc tout particulièrement grave, ainsi que le twitte @POTUS. A nouveau, L'Amérique a besoin d'un héros pour prouver au monde que 1) ce sont pas les forces de cette terroriste de Mère Nature qui vont broyer un pays aussi puissant qu'il est ... puissant et .... volontaire oui, voilà, volontaire, 2) fuck yeah America.

Qui sauvera le pays de l'Oncle Sam ? Qui viendra en aide à la patrie de la liberté ? Qui incarnera le surhomme salvateur au front haut et au poitrail saillant ?



Ah tu fais moins ta maligne maintenant, la faille de San Andreas ! Attends un peu que Dwayne Johnson vienne te voir pour te faire danser la tectonique des plaques. Je t'en foutrais de la dérive des continents !

"-S'il vous plait ?
-Un problème Mr Johnson ?
-Ouais. Je voudrais pas que vous vous mépreniez sur le film.
-Comme je pourrais me méprendre ! C'est un film avec The Rock qui affronte un tremblement de terre à mains nues !
-Justement.
-Justement ? Mais c'est AWESOME !!!!
-Justement non, c'est pas du tout ça...
-...
-Madame La Dame ?
-...
-Ouhouh ?
-Mais... alors... mais vous faites quoi ??? "

Comment un film à quelques millions de boules peut-il autre aussi naze qu'un téléfilm diffusé sur M6 pendant les vacances de Noël ? Comment un mec capable de péter le plâtre qu'il a au bras rien qu'en bandant ses muscles peut-il être réduit à ne rien faire de vraiment bourrin pendant 2h10 ? Pourquoi Paul Giammati s'est retrouvé piégé là-dedans ? Qui est cet enfant mystérieux au visage légèrement familier ? Et surtout, comment Carla Gugino et Dwayne Johnson peuvent-ils être les parents de Alexandra Daddario ?
Je ne suis pas sûre que vous le saurez en cliquant sur la suite, mais bon, vous allez quand même le faire, je vous connais...


Genre, ce mec qui pendouille comme un jambon dans un séchoir pris coeur d'une scène d'action consistant à soulever une voiture à mains nues puis à aller meuler sa tête à la faille de San Andreas, ce n'est pas The Rock. Il est dans l'hélicoptère, à se taper un Volluto.

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13 oct. 2015

En toute connaissance de son plein gré.


"Quand on partait de bon matin
Quand on partait sur les chemins
A bicyclette
Y'avait le coach et le médecin
Et l'EPO pour être bien
Dans sa malette !!! "

Chic un film de sport au parfum de scandale, comment je pouvais rater ça ? Et bien de diverses manières. J'aurais pu rester chez moi à jouer à "The Elder Scrolls Online" ou manger un préfou. J'aurais même pu faire ces deux choses en même temps mais j'ai préféré aller au cinéma quand bien même c'était vache maigre à part ce film de Stephen Frears qui me faisait ses yeux de Bambi (le film, pas Stephen Frears) pour que j'aille le voir. Alors je suis allée.
Ainsi, pour toi lecteur baguenaudant encore dans les parages malgré ce long hiatus, tadaaaam, un billet sur un film que tu n'as certainement pas vu parce que visiblement, ça n'intéressait personne.


Parce que tu crois que je balance Yves Montand gratuitement sur la page Facebook toi ?

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