décembre 2012

18 déc. 2012

Anna car Lénine


Bon ça fait trois plombes que je tourne autour du pot avec cette histoire. Et tout ça retarde la sortie du mon billet sur « Le Hobbit », ce qui signifie que cela retarde aussi l’échéance des premières bastons dans les commentaires. Enfin si commentaires il y a.


« Bouhouuuuuuuu !!!!!! »

Alors histoire de retarder encore un peu ce moment où je spammerai F5 sur une page qui demeurera plus immuable que les neiges du Caradras, voici que voilà le billet tant attendu (mais si mais si….) sur « Anna Karenine » de Joe Wright !

Accrochez vos ceintures !!!!



Ce blog est en train de devenir carrément n’importe quoi. Et j’ai même pas honte.

Lavez-vous donc les yeux sur cette sublime affiche.



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10 déc. 2012

I want to believe


Les températures ont brutalement chuté aux alentours de -37°. Et comme j’ai la chance de vivre en Bretagne et pas en Sibérie, forcément, le temps n’est pas juste froid et sec, il est glacial et HUMIDE.
Et l’humidité, c’est le pire. Sérieux, essayez de tenir stoïquement 4 heures dans un bunker saturé de flotte avec la porte ouverte aux quatre vents déversant sur votre face des rafales de vent froid tout en essayant maladroitement de tenir votre bouquin ouvert, et, plus extrême encore dans l’aventure, de le lire malgré vos tremblotements : « The Hobbit » à ressors, une version jamais encore publiée. J’ai du relire un truc comme 15 fois la même ligne avant de comprendre que mince, si, il s’était déjà réveillé il y a plus d’un quart d’heure, Smaug.
Après un dimanche aussi puissamment MERDIQUE, il n’y avait guère en ce début de décembre qu’un bon vieux film de Noël de derrière les fagots pour me remonter le moral, enfin si on exclut le fait qu’un film de Noël vous renvoie toujours à l’angoissante perspective des frakking cadeaux, une discipline de sociabilité dans laquelle j’excelle grâce à ma maîtrise l’art subtil et délicat du fail.



[Aparté : Urgences.

«-Docteur Docteur ! Docteur Docteur !
-Allons, calmez-vous infirmière Chapel, c’est un hôpital ici. Vous vous prenez pour Nadine Morano à gueuler comme ça ?
-Docteur, c’est affreux ! Il semblerait que le nouveau billet de La Dame parte SUPER mal. Mais mal du genre intro qui démarre que des trucs donc tout le monde se fout, et considérations sans intérêt sur on sait pas trop quoi enfin bref, elle va sans doute causer d’un film pourri, hors tout semble indiquer dans ses analyses qu’elle a en réalité plutôt aimé le film en question !
-Et c’est pour ça que vous vous permettez de me déranger pendant que j’étais occupé à rien foutre ?
-Docteur Docteur, pardonnez mon outrecuidance, dans attendu que vous êtes non pas un vrai médecin mais une chanson de UFO, vous ne foutez en général jamais rien, à part annoncer le début d’un concert d’Iron Maiden.
-Non mais ! C’est pas vous qui venez tout droit de « Star Trek » qui allez… OhmonDieu, infirmière Chapel… Regardez-moi ça !
-Quoi, docteur ?
-Nous sommes en train de prolonger inutilement cette intro. La vache elle est forte quand même !!!! »

Fin de l’aparté : Urgences]


Et ouais, mais trêve d’embrouillage et début de parlage du film.



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02 déc. 2012

L'empire du soleil.


Sortie il y a quelques mois, la bande annonce de « The Impossible » de Juan Antonio Bayona avait suscité bon nombre de commentaires. Révélant tout de l’intrigue, elle donnait à voir les pérégrinations d’une famille séparée par le tsunami de Noël 2004 en Asie du Sud-Est.
Aussitôt, le projet est qualifié de « culcul », « pathos », « sans surprise », et par d’autres de « attation, chef d’œuvre incoming les gros », « ça sent Spielberg », « matez moi ces plans de malades ».

Ma curiosité titillée par le côté « plans de malade », et, je l’avoue, le « ça sent Spielberg », je suis donc allée voir « The Impossible », avec une légère appréhension, rapport au « culcul », et au « pathos ». Le drame familial, le contexte général de l’intrigue, la pesanteur du projet… Avec un tel cocktail en main, Bayona pouvait aussi bien accouché d’une œuvre majeure comme d’un mélo lourdingue.

Si j’avais vu « L’Orphelinat » (un vide que je vais sur le champ combler), je n’aurais peut-être pas été aussi sceptique.
Car au terme de la projection, ce qui est évident, c’est que Bayona est en effet, un grand réalisateur, doté d’une profonde intelligence des émotions, aussi bien dans leur traitement que dans la délicatesse avec laquelle il traite son public durant tout ce film.
Une grande leçon de cinéma, que je m’en vais vous conter, hop.



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